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A deux plumes

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24 novembre 2014

Mon opération...

 

 

.

 

Mon bypass (suite)

L'opération...

 

 

Voilà, j'ai revu mon chirurgien la semaine dernière.

Tous les examens en sa possession, il a  fixé la date d'intervention

puisque rien ne s'y oppose au 1° juillet 2013.

 

 Bien entendu je m'inquiète devant cette chirurgie assez lourde, cependant

tous les ennuis de santé agravés par mon obésité sont beaucoup plus incitatifs.

J'envisage déjà tous ces gestes dits "anodins" de la vie quotidienne que j'ai tant

de difficulté à accomplir : je pourrai de nouveau les effectuer sans souffrir...

Certes, l'alimentation va énormément changer pour moi, je le sais

mais c'est un choix... Dans moins de 3 semaines, je devrai me contenter

de liquide, puis du mixé avant de pouvoir ensuite recommencer

une alimentation solide en petites portions... très peu de sucré

encore moins de gras, sous peine de malaise : éviter le dumping !

  Le mètre cinquante d'intestin court-circuité ne permettra plus cela.

 

Je vais être assez fatiguée au début, je pourrai me consacrer à

l'écriture davantage, cela ne me demandera que peu d'effort...

 Je vais, de temps à autre, sur un forum parlant de ce sujet ; je me rends

compte des poids importants perdus par les opérées : prodigieux !

 Selon les cas, en moins de six mois, la perte oscille entre 30 et 50kgs !

  Je ne sais pas ce que je pourrai atteindre mais, de toutes façons,

                   se sera tout bénéfice comparé à la situation actuelle.

Bonjour à vous,

 

 

1° juillet  2013 : opération by-pass sous célioscopie.

 

 

Tout s'est apparemment bien déroulé semble t'il...

Pourtant le lendemain, je commence dans la matinée, 

à ressentir  une montée de fièvre qui devient importante ;

ça ne va pas très bien,  je le signale... J'appelle les infirmières.

 

Je suis en soins intensifs pour quelques jours, en principe 4 ou 5,

c'est la règle après ce type de chirurgie.

Puis ce devrait être le retour à la maison.

 

 

 

30rryq9

 

 

Mes réactions pendant ce premier jour :

- Mais qu'est ce que j'ai froid ! Je suis toute chaude et je claque des dents !

Vrai, je dois avoir une sacrée fièvre ! Je sonne l'infirmière.

Ils n'ont pas l'air de s'affoler beaucoup quand je leur dis

que, selon ma nature, un 38° vaut un large 39°, voire

 un bon 39°5 chez les autres : en fait,

ils ne me croient pas. M'entendre "râler" les agace : 

je suis "vieille" et je les "emmerde" !

 

Mais moi, je souffre . Alors je hurle : 

-"Dîtes au chirurgien de venir, j'ai trop de température,

j'ai aussi des hallucinations ! Je vous assure, c'est grâve."

 

2ytvraj5

 

 

Le temps passe, passe, avant que le chirurgien vienne.

Je tremble en claquant des dents, je me sens très très mal.

Je suis glacée,je commence à délirer... Je vois des choses sur le plafond...

j'hallucine à mort...

Dans la fin de la soirée enfin ça bouge.

Le chirurgien entre dans ma chambre : il est accompagné

d'un collègue avec lequel il se concerte, à voix basse...

Jentends vaguement plus tard, dans la nuit  qu'il faut me redecendre au bloc.

Je souffre, c'est affreux, mes douleurs sont horribles.

J'ai l'impression que mes chairs sont entaillées, déchirées.

Comme au travers d'un brouillard, je me souviens avoir crié en direction

du chirurgien : " C'en est trop, pitié, laissez-moi mourir ! "

 

Nous sommes dans la nuit du 2 au 3 juillet.

Je subis une laparotomie (on m'ouvre la paroi abdominale).

 

je vais ressortir de cette salle d'opération 12 heures plus tard sans estomac,

complètement "choutée" à la morphine, inconsciente,

avec mon pronostic vital sérieusement engagé :

il va le rester pendant presqu'une semaine : là, j'ai vraiment failli mourir...

 Je resterai 4 semaines en unité de soins continus : je me suis accrochée à

la vie envers et contre tout, tous, nourrie au début par sonde gastrique.

 

 

30rryq9 

 

L'amie qui vit avec moi, donne de mes nouvelles sur internet

aux personnes du forum sur lequel j'allais glaner des infos...

Tout le monde "compâtit" mais personne ne sait ce que je traverse,

encore moins ce que je ressens dans mes chairs autant

que dans mon esprit. Je peux dire maintenant

qu'il y a un moment où, vraiment, une personne peut et souhaite

de toutes ses forces appeler la mort en délivrance de sa souffrance,

parce qu'il y a des limites à ce qu'un corps peut endurer.

 

 

         

ttt 014

 

Voici ce à quoi je ressemblais, pas formiduch !

 

Exemples de commentaires sur le forum entre les copines dont,

par correction, j'ai effacé les noms, mais conservé les dates :

 

2ytvraj5                                                        2ytvraj5

 

 - 3 juillet 2013 : MAUVAISES nouvelles... Les docteurs ont mis Elizabeth dans un coma artificiel.

 Le pronostic vital est engagé. Dès que j'ai plus d'infos je vous dit quoi !!

 Vu par 111 personnes. Voir les commentaires précédents
***
 - M. C. : merde merde merde, ça fait ch.... c'est une battante pas possible
 qu'elle se laisse aller elle va se battre pour revenir 
 nous parler... prions pour elle ....j'ai la foi...
 4 juillet 2013, 10:39 · J’aime
 
 - M. J. :Courage a babeth. On pense fort a elle. Et bisou a "l....jolie" !
 4 juillet 2013, 11:02 · J’aime
 
 - S. D. : Merde !!!
 
2ytvraj5
 
 
- R.. D... 3 juillet 2013 : Demande de L....
Je vous donne des nouvelles de Babeth ( Elisabeth Le Quere )
elles ne sont pas très bonne malheureusement ...
Elle a été opérée lundi et à priori tout allait bien mais ce matin direction en urgence
au bloc car il y a une infection 
Quand j'en saurai davantage je vous le dirai
Bisous à tous et toutes . L... J’aime. Vu par 111 personnes
N. A. et 3 autres personnes aiment ça. Afficher 19 autres commentaires
 
- N.. A... Oh merde et moi qui me plains aujourd'hui !!! Quelle conne je fais. 
Envoie lui toutes mes pensées positives et de gros bisous.  3 juillet 2013, 19:13 
 
- S.. L... Je lui envoie pleins d'ondes positives pour qu'elle se rétablisse au plus vite. ???
 3 juillet 2013, 21:36 
 
- S. De..  : Moi aussi. 4 juillet 2013, 19:13 · 
 
2ytvraj5
 
 
 
 - L... H... : 4 juillet 2013. je viens vous donner des nouvelles d'Elisabeth ....
j'ai voulu aller la voir mais trop fatiguée j'ai été boulé à l'entrée... 
j'aurai d'autre nouvelle demain matin avec son amie... 
voili voilou ... bisous
 
 - R... D.... 4 juillet 2013 : Nouvelles d'Elisabeth.... Ils ne l'ont pas mis en coma artificiel
car elle était réveillée avant de l'endormir...
 Le problème qu'elle a eu est : il y a quelques années on lui avait mis un clapet a l'estomac
pour les remontées acides.. Et le chirurgien de l'époque avait saboté le truc...
Le chirurgien du by pass s'en est aperçu au moment de l'opération.. 
Comme il avait commencé le by pass il ne pouvait plus s'arrêter...
Après ça, mardi Élisabeth est montée a 40 de température.. 
Et vous connaissez la suite... Ce matin, le pronostic vital est 
toujours engagé, mais elle tient bon...
 
 L.. H.... 5 juillet 2013. Bonjour, voila les dernieres nouvelles d'Elisabeth...
Elle est toujours en soin continue, elle a une sonde nasale qui la nourri
elle parle avec difficulté et est très fatiguée, le chir a une petite crainte pour ses reins mais
bonne nouvelle elle n'a plus de fièvre !
Maintenant il faut qu'elle se batte, qu'elle soit forte et qu'elle s'en sorte !
 
 
2ytvraj5
 
- C.. R..  coucou L.. : je ne saurai donner de conseil..par contre comment va Elisabeth ?
28 juillet 2013, 09:21.
 
- L.. H.... :Elle devrait sortir bientôt ... 28 juillet 2013, 09:23 · J’aime · 2
 
- N.. A.. : Ben dis donc ! R.. m'avait effectivement dit que la chirurgie bariatrique
était née suite à cette maladie de merde le cancer de l'estomac....
j ai tout lu et franchement ce sont des bonnes nouvelles...
L... si tu as besoin d'autres choses ou d imprimer appelle moi et je peux le faire au boulot le midi ok ?
 
2ytvraj5
 
- L... H... 23 juillet 2013. : Je viens de passer 1h30 avec Babeth 
Elle va plutôt bien ( même si pas encore sortie d'affaire) mais elle se bat ! 
Je lui ai fait part de tous vos messages d'encouragement et de tous vos bisous !
 
2ytvraj5
 
- L...H... : 16 juillet 2013 : Elisabeth, Etat stationnaire, aujourdhui pas de fievre mais ...
Elle reste sous antibio jusqu'à mi aout !
Pour sa fistule il surveille beaucoup car ils ont peur que ca se referme et que ca pourisse à l'intérieur ! 
Elle est tellement shooté quelle ne se rend pas compte des visites
qu'elle peut avoir ! J’aime · Vu par tout le monde.   C...C.... aime ça.
 
- E.. L... : Merci pour les nouvelles L... malheureusement pas encore super bonne
mais meilleur comparer à il y a quelques semaines
16 juillet 2013, 18:40 · J’aime · 3
 
- L..H... : Pronotic Vital toujours engagé tout de meme !
16 juillet 2013, 18:40 · J’aime
 
- C.. C... : faut qu'elle continue de se battre, courage
16 juillet 2013, 18:43 · J’aime · 1
 
- N..X. V..G... : Il faut espérer ! Le plus important c'est qu'elle ne souffre pas...
16 juillet 2013, 18:45 · J’aime · 2
 
- D..D... : Bon...il faut quelle s'accroche. Pleins de pensées pour elle
16 juillet 2013, 18:47 · J’aime · 1
 
A... D. P...Merci pour les news L..., il faut espérer que les prochaines seront meilleures ....
 
2ytvraj5
 
- L... H... : 14 juillet 2013 : Des nouvelles de Elisabeth le Quere ... 
Rien ne va plus : Elle a fait une septicémie donc elle est sous antibio depuis 4 jours ... 
Le chirurgien n'a pas de propos rassurant !!!   
J’aime. Vu par tout le monde
 
- I.... R... : c est moche. toutes mes pensees positives pour babou
14 juillet 2013, 18:44 · J’aime · 2
 
-.E.. L... : Eh merde !  courage à elle
14 juillet 2013, 18:47 · J’aime · 2
 
-.V.. B.. : je lui souhaite que tout aille mieux!
14 juillet 2013, 18:54 · J’aime · 2
 
--  D.. X. G... :courage à elle
14 juillet 2013, 19:10 · J’aime · 2
 
-. N... A... Oh punaise c est pas vrai ! Je lui souhaite beaucoup de courage.
14 juillet 2013, 19:12 · J’aime · 2
 
-. N.. T..P.. : oh la la bon courage à elle !!!
14 juillet 2013, 19:13 · J’aime · 2
 
-. D... D... : Hé ben..elle enchaine!! Bon courage à elle
14 juillet 2013, 19:58 · J’aime · 2
 
-. S... D.. F.... :  tout allait bien pourtant... Je pense très fort à elle.... 
14 juillet 2013, 21:02 · J’aime · 1
 
-. L... V.. : Et merde encore des soucis je croise les doigts pour elle

 

2ytvraj5

 

 

Trois mois se sont écoulés depuis que j'ai été opérée.

 Qu'en est t'il de ma santé ? J'essaie de tenir le coup. Je me bats.

 

Que s'est'il donc passé après cette opération ?

En fait, il est certaines choses dont je me souviens, d'autres que j'ai apprises.

Je vais tenter de vous faire comprendre un peu

ce qui s'est exactement déroulé. 

Reprise du bypass (c'est ainsi qu'ils appellent cette seconde opération),

je suis restée relativement inconsciente un certain temps en limite du coma.

J'avais une sonde gastrique dans le nez, pour me nourir, le tube pour l'oxigène,

la perfusion avec divers produits et je ressentais de violentes douleurs

au ventre pour plusieurs raisons : la cicatrice de la laparo, certes, mais j'avais

des "lames" à droite et à gauche de l'abdomen pour évacuer

l'infection (le pus) : j'avais eu une fistule (fuite de liquide à la couture) et, 

dans ce cas, l'on risque la septicémie puisque le liquide envahit

le ventre et s'infecte.

Voilà pourquoi, je m'étais mise à faire de la température...

Certains chirurgiens font le TOGD directement au bloc avant le réveil

de leur patient, je n'en ai pas eu ou tout au moins, je n'en ai aucune trace

dans mon dossier. Vous vous souvenez que j'avais "prévenu"

m'infecter facilement ? C'est ce qui est arrivé et comme ils ont tardé à

répondre à mes appels, l'infection s'est aggravée rapidement.

 

Au bloc, ils auraient tenté de conserver mon estomac mais sans succès...

C'est leur version ! Il se serait nécrosé, aurait pourri et ils ont soi-disant

été obligés dans l'urgence de l'enlever pour que je ne meurre

pas sur la table...

Cependant ils m'ont ramenée sans la certitude pour autant de me sauver.

Ils n'ont pas non plus demandé d'avis à personne avant de me redescendre.

Ils pouvaient passer un coup de téléphonne à mon amie, mais non.

Les jours suivants sont des jours de cauchemard entre odeur pestilentielles

dans la chambre parce qu'il sort du "pourri" par les drains, que je fais

mes selles sous moi, sans pouvoir me retenir et que souvent il n'y a

personne pour me laver, que je suis trop dans les vaps pour réclamer...

Je me lamente sans cesse : ma souffrance est indescriptible.

Mon amie vient, fait ce qu'elle peut et souvent je ne la reconnais même pas.

Je veux mourir, laissez-moi mourir, je vous en prie !

Pendant une semaine environ je vais osciller entre vie et mort.

Le chirurgien a convoqué mon amie afin de savoir si j'avais pris mes

dispositions en vue d'un éventuel décès... Elle est restée sans voix !

Merde ! Elle fait partie des fameux 3% qui foirent !

 

2ytvraj5

 

Après l'hospitalisation, le problème du rétrécissement de mon tube digestif

et sa dilatation vont se poser : sinon, comment me nourrir ?

Il y avait un peu plus d'un mois que j'étais chez moi ; j'avais l'impression

que ma nourriture tout comme la boisson avaient de sérieuses difficultés

à descendre : je ressentais de fortes douleurs lors de leur passage.

Personne ne m'avait dit par exemple que si je ressentais

des difficultés de cet ordre il y aurait matière à s'inquiéter.

De ce fait, dure au mal par nature, je songeais que je m'écoutais un peu trop,

que j'étais douillette et que ça allait passer... mais non !

Quand j'ai contaté que plus rien ne réussissait à descendre sans

de grosses souffrances, je me suis enfin décidée à retourner

chez le chirurgien pour lui demander si tout cela était normal ou pas.

De suite, il a demandé et obtenu une radio.

Verdict : votre tube digestif s'est énormément rétréci ;

il est à peine de la taille d'un tuyau de perfusion ; il va falloir vous le dilater !

 

 

2ytvraj5

 

Le second mois j'ai fait régulièrement la navette entre la clinique et la maison :

de dilatation en dilatation du tube gastrique, sous fibroscopie puis

sous anesthésie générale.

Bien évudemment cela m'a beaucoup fatiguée et j'ai passé plus de temps

alitée ou assise devant mon ordinateur qu'à faire autre chose...

Une nuit qui fut particulièrement douloureuse (je m'étais réveillée vers 4 heures

du matin, génée par des spasmes), je m'assis sur le bord du lit

en espérant que ça passe, mais hélas...

En désespoir de cause, je me dis que si je prenais un anti-spasmodique,

cela n'irait pas plus mal ! Je ne risquais pas grand choses à essayer...

Cela me procura une légère accalmie et le lendemain matin, j'en discutai

avec mon généraliste. Nous avons donc, d'un commun accord mis en place

un traitement anti-reflux et antispasmodique

qui me permit davantage de me nourir. certes, ce ne sont que des

balbutiements d'amélioration mais ils sont là et c'est positif.

 

 

coucou1

 
 
Me voici, en Septembre alors que tous profitent de la "grande marée"...
J'essaie de "suivre" le mouvement, de vivre comme les autres, de ne
pas être une gêne...
Mais personne ne sait ce que cela me coûte, ce que je souffre,
encore moins à quel point je suis lasse.
 
 

 

2ytvraj5

***

 

Les détails des quelques mois qui ont suivis (le début de 2014)

sont racontés sur une autre page.

Là, j'ai fait une sorte de synthèse des évènements.

 

 

 

 


Une année entière s'est écoulée sans grand changement
sur le plan de ma santé, enfin si, un peu...
Certains soucis se sont estompés grâce à cette opération
comme l'apnée du sommeil, les douleurs à la marche,
les ennuis des genoux, les essouflements etc.
Mais il en est d'autres tels que les complications post-opératoires
le contexte de ma vie personnelle consécutivement à cela
qui se sont encore compliquées :
- J'ai alerté une association "l'Oniam" qui gère les
fautes professionnelles de milieu médical ou
les "accidents" dénommés "aléas thérapeutiques", les défauts d'informations...
- J'essaie de supporter les difficultés de nutrition découlant de
l'intervention, plus précisément des élargissements de mon oesophage subis
- Enfin, il faut que j'accepte, si possible, de concevoir qu'à 70 ans,
je doive reconstruire ma vie puisque la personne qui la partage ne veut
plus de ma présence. Et ça, est le pire, je pense pour moi.


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L'Oniam et le CRCI Pour que cette association s'intéresse à mon cas et émette un avis sur sa recevabilité ou pas, je dois constituer un dossier complet. Internet me permet de trouver comment m'y prendre et je télécharge les documents, les remplis et poste le tout. Plus de 2 mois plus tard, sans réponse, je relance l'association. Vous devez, me dit-on nous faire parvenir la totalité de votre dossier médical. Là, ça se complique car je pensais que mes "compte-rendus" étaient suffisants, mais non ! Contact pris avec la clinique, il me faut payer pour obtenir ce dossier qui s'avère être un "pavé" de documents. Il me faut tout photocopier et acheminer vers le service compétant de l'association. Entre temps, je recommence à souffrir : la nourriture passe difficilement de nouveau, la boisson également. Je me nourris et bois à très petites doses. Seulement il y a un aspect de mon état de santé auquel je n'ai pas pensé : tant que ma demande n'est pas prise en compte, je ne peux me soigner efficacement parce que si je vais mieux ils ne s'occuperont plus du dossier ! Je dois me contenter de faire constater les changements et simplement endiguer la douleur ! Il faut savoir que si je ne peux pas me nourrir correctement je vais aller vers la dénutrition mais qui s'en soucie ? Début 2014, je subis le sixième "élargissement" sur la cicatrice, de la sténose. J'ai, dès la troisième réclamé une prothèse provisoire, afin de faciliter la cicatrisation et maintenir le tube oesophagique en place sans qu'il se rétrécisse de nouveau : le gastro-entérologue a refusé, argant que (je cite) " le remède serait pire que le mal " ! Deux jours après la dernière dilatation, j'allais, un dimanche, aux urgences de l'hôpital, tant la couture me faisait souffrir ! J'en suis ressortie, le soir, avec une precription de morphine. Depuis j'ai sollicité un autre chirurgien afin qu'il me suive en post-op sans être bien convaincue de faire le bon choix encore une fois. Mais il faut bien que j'aie un interlocuteur pour gérer ma santé. Je suis également allée sur Paris en consultation sur les conseils de mon ancien chirurgien viscéral, mais grosse déception : le monsieur a manqué de tact en me disant à peu près ceci " ...Mais, voyons, votre objectif était de maigrir et vous avez maigri alors de quoi vous plaignez-vous ?" Ces propos m'ont choquée ! Voilà la situation à ce jour... De 117 kgs pour unr taille d'1, 66m je suis descendue, en effet, à un peu plud de 59 kgs : un poids de jeune fille mais qu'en ai-je à faire, à 70 ans, si tout va aussi mal autour de moi... Rien ne me redonnera ma santé perdue. Vous qui me lisez, prenez soin de vous surtout.



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20 novembre 2014

Les auteurs

 

 

 

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Nos trois livres relatent

des histoires vécues,

dépeignant la vie des femmes. 

Ils se lisent indépendamment,

mais aussi

sous forme de "trilogie"

 

Je vous les présente

En Mars 2005 : publication du premier

roman de C. Lévy, écrivain autodidacte.

.

Voici la première page de couverture :

Marine

Marine, vous livre l'histoire

d'un premier amour,

certes, mais plus encore, vous entraîne

dans les méandres d'une passion unissant

Marine et Morgane.

Elles vivent des aventures aux conséquences

innattendues... Un homme va passer...

Nouveaux désirs, chagrins, décisions  incertaines,

bref, des remous !   

L'Amour saura t'il résister ?

 

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Puis,en mars 2006, parution du manuscrit  :

" LE GALET"   d'E.  LE QUERE

Le Galet

 

 

Ce livre ("tranche autobiographique") 

 

 propose une introspection dans le comportement humain

d'une cellule familiale typique (catholique) de l'après-guerre.

Une vision de certaines familles recomposées, avec parfois

des conséquences désastreuses.    

La complexité de l'âme humaine y est évoquée à travers

les protagonistes, avec émotion...

Elle retranscrit une quête d'identité originale, sans concession...

Le lecteur constatera, s'il ne le savait déjà, combien

l'enfance est importante. Nul ne devrait la salir.

Claudine, une enfant compatissante, apprend à ses dépends

que la vie n'est pas toujours "un paradis" .

Qui est-elle ? Trouvera t-elle sa vérité ?

2ytvraj5

 

Maintenant, les deux "plumes" se sont associées et

ont façonné ce roman, véritable hymne à l'amour :

(fin Mars 2006)                 

La Pomme

 

 

En achetant ces livres, vous nous aiderez !

Merci par avance...

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  Les "auteurs" faisant leurs ventes dédicacées dans

les "espaces culturels" afin de se faire connaître !

dinan

 

 

 

 

 

 

 

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                Au   marché de Malakoff (92)   

 

Retrouvez nous sur le web :

http://motsetromans.venez.fr

pour toutes comandes de livres, merci.

 

19 novembre 2014

Fistule : complications

Bonjour

 


Réflexion sur le sujet concernant les interventions bariatriques :

Depuis mes 2 interventions successives en 48 H, les complications gastro-oesophagiennes se sont enchaînées. Je souffre toujours.

 

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Je reprends le fil... Onze mois se sont écoulés depuis mon opération et j'essaye de me tenir la tête hors de l'eau.

 

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Automne 2014.

 

J'ai repris rendez-vous avec le gastro qui, sous anesthésie pour la fibroscopie, m'a refait une dilatation. En 6 mois, j'ai eu 6 dilatations et plus le temps passe, plus elles sont devenues douloureuses : la cicatrice se solidifie.

J'ai donc, la dernière fois, demandé pourquoi je souffrais autant. La réponse : "je ne sais pas"

- Qu'est-ce qui provoque cela, réponse, "sais pas"

- Que peut-on faire pour solutionner mes souffrances ? Réponse, " sais pas"

- Alors si je comprends bien, je reste comme ça et je fais avec jusqu'à ma mort ?

 Réponse :

 - " Ben... oui... on pourrait, à l'extrème songer à reprendre la cicatrice mais je ne penjse pas que le D.X.

(le chirurgien qui a opéré) serait chaud pour vous le faire !"

 

Voici où j'en suis en automne 2014.

Au printemps, j'étais allée consulter quelqu'un d'autre, mon dossier sous le bras, pour avis et afin de savoir si ce médecin serait apte au moins à soulager mes souffrances.

Il avait longuement planché sur mes documents. Il va se renseigner près d'experts de ces chirurgies délicates à Angers et nous devons nous revoir.

Tout ceci m'amène donc à dire : se faire opérer, cela vaut la peine, mais pas à n'importe quelle condition car ce qui est perdu, en matière d'organe vital, l'est irrémédiablement...

 

" dans toute opération il y a un risque que l'on accepte de prendre, sinon on ne ferait rien et c'est bien ainsi."
Cependant, entre ces considérations et le fait de savoir qu'en ayant sectionné des vaisseaux sanguins sur un organe une première fois et en recommençant sur le même pour pratiquer un bypass, une seconde fois, on met délibérément en danger un patient sans l'informer, je trouve qu'il y a un "fossé", non ?


Le plus grave, le bypass n'est pas le responsable de mes complications. Mais le chirurgien qui, pour gagner en réputation, en argent et satisfaire à la mode, ne fait pas son travail de préparation en aval, lui, est responsable !

Il se dédouane simplement en disant "il y a des risques, certes mais comme dans toute intervention et il vous fait signer sa "décharge"...
Tout comme je trouve anormal le propos du gastro-entérologue qui se contente de répondre en disant :

 - " Ben, je sais pas, faut continuer comme ça. Oui je sais que vous avez mal mais je ne sais pas quoi faire d'autre" !

Il n'est pas logique davantage que ce soit le patient qui doive s'informer des moyens existants succeptibles d'améliorer ses soucis de santé et de les réclamer à un professionnel de santé ( sans que sa demande soit prise en compte, d'ailleurs).

Ce sont eux qui ont fait les études... Ce sont ces personnes qui doivent nous aider... Ils ont fait le serment d'Hypocrate... et alors ?


Le chirurgien vu hier (le second qui a repris mon dossier) a eu des cas similaires au mien et il a affirmé les "avoir réparés", ma clinique, elle n'a pas pu ni su le faire !


Voici matière à réfléchir n'est-ce-pas ? Ces éléments pour informer les futures opérées qui ont à craindre en priorité la qualité de leur praticien dans le suivi post-opératoire et plus précisément au cours des 3 premiers jours !! lol !

En ouvrant ce débat, j'espère que je permettrai qu'il n'y ait pas autant de personnes à se retrouver dans ma situation sans avoir avant été informées qu'ils ou elles encouraient ce risque et pourquoi.

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Depuis, il existe de nouvelles techniques autorisées en France...

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19 novembre 2014

Début de convalescence

 

Août  2013.

 

 

J'ai quitté la clinique en début du mois d'Août, affaiblie mais contente

de retrouver la maison, le jardin et nos animaux (Elphy et Gipsy,

2 adorables Cavaliers King Charles).

 

Quelques jours avant mon retour, une amie du forum

sur lequel je discutais était venue me rendre visite.

Je lui avais fais part de mes inquiétudes relatives à ce qu'allait être mon alimentation.

En effet, le personnel soignant, qui se voulait rassurant, ne me donnait pas

 vraiment d'explications d'informations claires, compréhensibles sur la manière

 dont tout cela allait se passer concrètement, au retour...

Ils m'avaient dit que tout se passerait comme c'était le cas pour les opérés

d'un cancer de l'estomac !

Voilà une comparaison qui, ma foi, était bien rassurante !

 

A la maison, j'ai trouvé sur mon forum,

les échanges d'informations qui eurent lieu dès lors et ils révèlent, eux aussi l'effet

que mes réactions et mon état avaient produit sur mes "amies" du net...

 Voilà ce que l'on a pu dire et lire :

 

**************

 

 - L... H... : 28 juillet 2013 · : Coucou les filles je suis en rade d'ordi et Elisabeth

m'a demandé de faire des recherches sur l'alimentation SANS estomac ...

Vous pourriez m'aider svp...J’aime · Vu par 111 personnes. N.. A...et A..Xx.. aiment ça.

 
 - A..Xx..:  Le cancer de l’estomac peut se traiter par une ablation partielle ou totale
de l’organe. Mais comment se faire à l’idée de vivre sans estomac ?
Faut-il alors renoncer à tous les plaisirs de la table ? Sûrement pas, selon les médecins.
Même si adapter son alimentation s’impose. ablation de l'estomac, alimentation
Le verdict est tombé : « ablation totale de l'estomac ».
Ce diagnostic, très courant en cas de cancer de l'organe, est souvent effrayant
pour les malades. Car, à l'angoisse de la maladie, il faut ajouter ces interrogations : comment vivre sans estomac ? Peut-on retrouver une vie normale
après l'opération ?  Premier élément de réponse, plutôt rassurant,
l'ablation totale ou partielle de l'estomac
est une opération habituelle pour ce type de cancer.
Il s'agit même du « traitement de référence et le seul permettant
d'offrir une chance de guérison », selon les chercheurs de la Fondation ARCAD,
spécialisés dans la cancérologie digestive.
 Autre précision, l'estomac n'est pas un organe vital.
Il est donc tout à fait possible de vivre sans. Cependant il joue un rôle très
important pour l'organisme et la digestion grâce aux acides qu'il sécrète
et parce qu'il brasse les aliments ingérés avant de les faire passer
par petite quantité dans le reste de l'intestin.
Une ablation de l'estomac nécessite donc de revoir totalement son mode
d'alimentation. Comme l'a fait G..., opéré à la suite d'un cancer le 9 avril 2009.
« J'ai suivi un régime d'épargne digestive les premières semaines suivants l'opération.
Au début je n'avalais que du bouillon et des aliments moulinés puis j’ai
progressivement réintégré du poisson et des légumes agrémentés de béchamel ».
G... confie également avoir ressenti la faim
dès la première semaine après son opération. Attention au « dumping syndrome »
 
La principale règle diététique à observer est la fragmentation des repas.
 « Cela consiste en la réduction du volume des repas qui doivent être entrecoupés
de collations pour maintenir la même quantité de calories absorbées chaque jour, explique le professeur Christophe Louvet, de la Fondation ARCAD.
Ils doivent être pris dans le calme et lentement pour prendre le temps
de bien mâcher ». Il est également recommandé de ne pas boire
pendant les repas et de limiter l’ingestion de sucres rapides.
 
Même en suivant ces règles de base, la gastrectomie entraîne souvent
un malaise bien spécifique, appelé « dumping syndrome », dû à l’arrivée
trop rapide des aliments dans l’intestin grêle.
Il se manifeste rapidement après les repas par une sensation
de malaise général avec fatigue brutale, bouffées de chaleur, sueurs,
palpitations, tachycardie, pâleur, douleurs abdominales, diarrhées,
nausées, perte d’appétit, somnolence.
La fréquence et l’importance de ces différents symptômes sont très variables.
« Ces symptômes disparaissent facilement en s’allongeant »,
rassure le professeur Louvet et diminuent puis disparaissent au fur et
à mesure du temps. Injection de vitamine B12. Un an après son opération,
 G...  a retrouvé une alimentation quasiment normale.
« Je n’ai pas de préconisation particulière de mon gastroentérologue, raconte t-il.
Je fonctionne en fait avec « le bon sens paysan », en supprimant
de mon alimentation tout ce qui ne me réussit pas, comme les cacahuètes ou le concombre. Mais en réalité cela ne concerne que très peu d’aliments ».
Si G... a retrouvé les plaisirs de la chair, il reconnaît aussi s’autoriser
régulièrement un verre de rosé ou de rouge, sans contre-indication médicale.
« Bien sûr, j’ai moins de force qu’avant et ai perdu presque 15 kilos.
Mais quel plaisir de pouvoir s’alimenter normalement, participer
à un repas de famille ou entre copains ! ».
 
Les personnes ayant subies une ablation de l’estomac restent cependant soumises
à une obligation médicale à vie : l’injection de vitamines B12 tous les trois à six mois.
Cette vitamine est essentielle pour la synthèse de l’hémoglobine qui permet
de transporter l’oxygène dans les globules rouges.
Ces injections sont donc nécessaires pour éviter une anémie.
« Mais cela reste une petite contrainte par rapport à tous le chemin parcouru »,
conclut G.... 28 juillet 2013, 09:11 · J’aime · 1
 
- A.. Xx.. :  Il est tout à fait possible de vivre sans estomac ou avec seulement
une partie de l’estomac. Cependant, l’ablation de tout ou partie de cet
organe peut entraîner des troubles gastro-intestinaux.
Dans le cas d’une gastrectomie partielle, le volume de l’estomac est plus petit.
Les quantités d’aliments pouvant être ingérées sont donc moins importantes.
En conséquence, le patient perd du poids durant les premiers mois, après lesquels
il se stabilise. De plus, l’acidité gastrique peut remonter dans l’œsophage et provoquer un reflux gastro-œsophagien.
S’il est gênant ou douloureux, un traitement spécifique peut être proposé.
Dans le cas d’une gastrectomie totale, les aliments passent dans l’intestin sans
avoir été totalement transformés par les sucs gastriques. Cela peut entraîner
une lourdeur, des diarrhées, des douleurs abdominales ou encore des vertiges
ou des palpitations. Manger en position semi-allongée peut atténuer
ces manifestations. L’équipe médicale apporte tous les renseignements utiles
pour que le patient sache comment adapter ses habitudes alimentaires
et son hygiène de vie.
D’une manière générale, il faut manger lentement en mastiquant suffisamment.
Le volume de chaque repas doit être réduit, et compensé par un plus grand
nombre de repas ou d’encas afin de limiter la perte en poids.
Au total, 6 à 8 prises alimentaires quotidiennes sont recommandées.
 
Il est préférable de boire en dehors des repas ; en effet, boire pendant
les repas peut entraînerune sensation de satiété plus rapide et limiter
les quantités de nourriture consommées.
Par ailleurs, il faut éviter les repas trop épicés ou trop gras, plus difficiles
à digérer. Si des carences sont suspectées, les médecins recommanderont
une adaptation de l’alimentation et/ou une supplémentation en nutriments
(minéraux, vitamines…). Par ailleurs, dans tous les cas, les patients ayant
subi une gastrectomie totale sont supplémentés en vitamine B12 afin de prévenir
la diminution du nombre de globules rouges produits. 28 juillet 2013, 09:14 · 
 
 
- L... H.. : Merci A.. X.. !!   28 juillet 2013, 09:14 · J’aime · 1
 
- A.. Xx...:  voilà ce que j'ai pu trouver. c'est souvent en cas de cancer de l'estomac
l'ablation totale donc ce sont sur les sites de l'arc ou des sites d'aide aux malades
du cancer de l'estomac. 28 juillet 2013, 09:15 · J’aime  
 
  
 
*********
 
Tout le monde s'était mobilisé mais était-ce rassurant pour autant ?
Comment allait évoluer ma vie ou tout au moins ce qu'il m'en retait ?
Au début, j'ai tenté d'exprimer aux personnes qui vivaient près de moi, les choses
comme elles se faisaient ressentir, pour moi et bien mal m'en a pris !
Personne n'apprécie d'être avec un malade en permanence :
ça agace, ça dérange,  ça fait "chier" !
Il faut oser le dire...
Alors, j'ai commencé à me replier dans mon coin, à demeurer de longues
journées enfermée dans ma chambre, attendant que viennent des jours meilleurs si,
toutefois, cela était possible. Il m'a fallu attendre ainsi, encore et encore,
sans pouvoir parler à personne de ce qui se passait dans ma tête.
Puis, un peu de force m'est revenu, le moment venu, pour me défendre.
Le plus navrant étant que ma vie, dans sa globalité
(pas uniquement ma santé) s'en allait à la dérive :
je devais aussi lutter pour cela même si ce n'était pas le moment adéquat.
Mais d'autres que moi sont certainement passés par ce genre d'épreuve
et ont dû y faire face également, peut-être aussi dans des circonstances
plus grâves... alors, il ne faut pas que je pleure sur mon sort.
 
 
 
 
******* 
 
 

 

 

 

 

19 novembre 2014

Après Bypass 1

Que s'est'il passé depuis ces derniers mois ?

De consultation en consultation, de documents en documents, mon "dossier" s'étoffe mais mes "soucis" persistent.

J'ai toujours d'énormes difficultés pour me nourrir ou boire. Il m'a été demandé de faire une manométrie afin de constater la "motricité" éventuelle de mon oeusophage et savoir si le liquide franchit ou non la sténose.

Le technicien s'y est repris à 5 fois avant de réussir à passer en dessous de la fameuse sténose ! Il a pris ses mesures en n'étant pas certain qu'elles soient fiables, mais bon... Diagnostic : existence d'une sténose, passage difficile, devrait faire pratiquer un TOGD.

Rendez-vous pris pour ce nouvel examen mais rien ne m'est précisé. Je le fais, le montre au chirurgien N° 2 (donc le nouveau) qui me dit : "ah, mais je voulais qu'il soit pratiqué en dynamique et en ma présence ! Désolé, on va devoir recommencer"...

Retour vers l'examen en question 15 jours plus tard en présence du chirurgien et à la clinique de Dinan cette fois.

Je sollicite que l'on oriente le monitor de telle sorte que je puisse voir directement ce qui va se passer pendant l'examen... Le manipulateur me place, me tend le gobelet de produit contrastant et me prévient : "vous avalez à l'ordre uniquement" ! "Oui monsieur"

L'examen se fait et je regarde, vois ce qui se produit et en entendant les commentaires du chirurgien, je comprends, non seulement ce qui se passe mais surtout ce qui me fait souffrir et pourquoi (enfin, presque).

Le liquide dans un premier temps (mais ce n'est que du liquide pas de la nourriture solide) passe la sténose et commence à descendre dans le début de l'intestin grèle puis, IMMEDIATEMENT, il remonte, d'un coup, jusqu'à l'entrée de la gorge ! Il redescent et remonte ainsi plusieurs fois de suite, un peu moins haut à chaque fois mais il fait ça, pour une simple gorgée 4,5 fois de suite...

Je vous laisse immaginer ce que cela peut donner lors d'un repas avec du "solide"  et du "liquide" associés !

A chaque fois que tout ça passe à l'endroit de la sténose, cela me fait mal : à cet endroit c'est plus étroit et nécrosé, durci, ça manque de "souplesse" vu tous les "élargissements" qui ont été faits. J'ai en fait pour cette zone un énorme manque de motricité qui bloque ou empêche la vidange de mon tube digestif.

J'explique :

Lorsque l'on mange ou boit, le tube digestif, puis l'estomac, puis l'intestin, de manières différentes, "brassent" et poussent de l'un vers l'autre les éléments qu'on leur donne en plus de les broyer en plus du masticage des dents. Moi, ça, ça ne se fait pas bien et comme je n'ai plus d'estomac, ça devient compliqué !

Quelles solutions ? C'est ce que je tente de trouver. Comment ? 

-1) Avec l'aide de ce chirurgien N° 2 et ses collègues spécialistes de cette chirurgie en Bretagne

-2) En allant consulter pour avis extérieur une "pointure" recommandée dans le domaine sur Paris

-3) En ayant donné la totalité de mon dossier (demandé à la clinique où j'ai été opérée) et que j'ai transmis à l'ONIAM (CRCI de Bretagne) qui représente et défends 'éventuellement) les victimes d'erreurs, d'aléas thérapeutiques ou fautes professionnelles et leurs conséquences.

Je me rends donc demain à l'hôpital de la Croix St. Simon là où m'a été recommandé un spécialiste en la matière. J'ose espérer que cette entrevue débouchera vers un "espoir" de vie meilleure, un relatif confort, je ne demande que cela.

Pour le CRCI, par le biais d'une "amie Facebook" j'ai trouvé un article émis par la cour de cassation qui correspond bien à ce qui me concerne mais je vous le mets ici. On ne sait jamais cela pourrait servir à d'autres, ce que je ne souhaite à personne...

 

L'Oniam est un organisme assez "réputé" pour son engagement à défendre le droit des victimes. J'avais vu un reportage les mentionnant sur la chaîne 5...

Voici l'article :

"le défaut d'information des conséquences d'un acte chirurgical ou médical"...
- Cass. 1ère civ. 6 octobre 2011, n°10-21.241 ; Cass. 1ère civ. 12 janvier 2012, n°10-24.447 : dans cette espèce, le défaut d’information ne portait pas sur les risques de l’intervention mais sur les conséquences de l’évolution naturelle de l’état du patient


Merci Michèle pour cette info !

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19 novembre 2014

Histoire de thermalisme

 

Eugénie-les-Bains

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 ( Mai 2014, quelques mois après mon bypass)

 

 

Histoire : (source Wilipédia et office du tourisme landais)

Commune de 448 habitants située dans le département des Landes à 25 km au sud-est de Mont-de-Marsan, à 15 km à l'ouest d'Aire-sur-l'Adour et à 50 km au nord de Pau. Les terres de la commune font partie du vignoble de Tursan et sont arrosées par le Bahus, affluent de l'Adour.
Il s’agit d’une commune récente créée en 1861 suite à l’exploitation de ces célèbres sources aux propriétés diurétiques et désintoxicantes. Le nom d’Eugénie fut donné en l’honneur de l’Impératrice Eugénie de Montijo qui, selon la légende, passa à Eugénie les Bains.
A l’origine le territoire actuel d’Eugénie les Bains faisait partie de la commune de Saint-Loubouer. Les eaux d’Eugénie les Bains furent d’abord les eaux de Saint-Loubouer : « las aygues de Sent Loboer » et leur utilisation remontent à quelques siècles.


C’est sous Henri IV que les seigneurs de Saint-Loubouer furent contraints de créer un établissement de bains publics ou les abandonner à l’état. A cette époque, les « curistes » se baignaient dans des marais boueux où jaillissaient les sources. Le premier établissement thermal va être crée en 1750.
Des analyses successives des eaux vont permettre la rédaction d’un rapport de l’Académie de Médecine en 1843 relatant leurs bienfaits.


Impulsé par Napoléon III et sa femme l’Impératrice Eugénie, le thermalisme va connaître un nouvel essor dans la deuxième moitié du XIXème siècle et c’est à ce moment-là que l’idée de créer une nouvelle commune autour de l’établissement thermal va émerger pour profiter de cet essor.
L’idée n’est pas prise au sérieux au début mais finalement le projet va aboutir en rassemblant une partie de la commune de Saint-Loubouer et deux petits communes voisines : Damoulens et Espérons-Bougnères pour créer la nouvelle commune d’Eugénie les Bains.

Le village va ainsi être crée de toutes pièces entre 1855 et 1866 : édification de l’église, d’une école et d’un nouvel établissement thermal.

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En 1962 la station est rachetée par la Chaîne Thermale du Soleil qui entreprend une rénovation complète de l’établissement thermal et des hôtels. Le chef étoilé Michel Guérard arrive en 1972 suite à son mariage avec Christine Barthélemy, fille du directeur de la Chaîne Thermale du Soleil, Adrien Barthélemy. Instigateur de la Cuisine Minceur, Michel Guérard va faire d’Eugénie les Bains le premier village minceur de France.
En 1994-1995 la mairie fait appel à un cabinet paysagiste pour créer les Jardins d’Eugénie qui font la joie aujourd’hui des curistes, locaux et touristes.
La ville continue actuellement son développement avec la construction récemment d’une nouvelle mairie et d’une médiathèque dans les bâtiments de l’ancienne école.
Monsieur Guérard a récemment construit également une école de cuisine.

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  "Petite" et "grande" histoire :

Les eaux thermales, connues depuis les romains, sont appréciées par Montaigne et Henri IV. L'impératrice Eugénie de Montijo profite de ses nombreux déplacements à Biarritz pour prendre les eaux dites de « Saint-Loubouer ». Sa majesté participe d'ailleurs en 1861 à la création de la nouvelle commune d'Eugénie-les-Bains, avec un quartier de celle de Saint-Loubouer. Depuis ce temps là, deux sources baptisées Impératrice et Christine-Marie coulent sous les Thermes d'Eugénie et accompagnent les soins. Température à l'émergence : 20 à 38 °C. Composition des eaux :
source Impératrice : sulfatée, bicarbonatée sodique
source Christine-Marie : sulfurée, sulfatée sodique, calcique, magnésienne, riche en plancton thermal
En 1862, l'impératrice, accompagne son mari Napoléon III venu inaugurer la nouvelle ligne de chemin de fer Tarbes-Morcenx. Surprise par le mauvais temps, l'impératrice trouve refuge sans se présenter chez Marthe-Alice Pouypoudat, fermière des environs de Saint-Loubouer. La réputation des roulades à la farce de caille et de jambon de Chalosse, spécialité de Marthe-Alice Pouypoudat dont elle garde jalousement le secret, est déjà parvenu aux oreilles de l'impératrice. Le mauvais temps perdurant, cette dernière demande à se restaurer. La fermière n'a pas reconnu l'impératrice, mais ne doute pas avoir affaire à une grande dame. Sans doute impressionnée, et poussée par l'envie de faire encore mieux, elle a l'idée d'ouvrir une de ses miches en train de finir de cuire dans le four à pain, et d'y glisser la fameuse roulade encore chaude. Elle découpe ensuite ce pâté en tranches et l'offre à son invitée en l'arrosant d'une sauce salmis préparée avec du vin de Tursan rouge de sa vigne.

L'impératrice est conquise et une amitié se noue entre les deux femmes, qui entretiennent par la suite une correspondance régulière. En remerciement de sa généreuse hospitalité, Eugénie invite Marthe-Alice à l'Exposition Universelle de Paris de 1867. On lui présente à cette occasion le maître-queue du palais des Tuileries à qui elle révèle gracieusement le secret de sa recette par amitié pour l'impératrice. La cour en est ravie et donne à la recette le nom de « Pain Farci en Croûte Belle Crinoline ».

Marthe-Alice Pouypoudat est aujourd'hui considérée comme l'une des premières grandes cuisinières landaises dont la renommée est « montée » jusqu'à Paris.

Les jardins de la station :

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17 novembre 2014

Retour

 

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Excellente journée à vous.

.

 

 

 

17 novembre 2014

Racines

 

 

Bonjour,   à vous qui passez  sur notre page.

 

.

 

Il est un lieu magique enfoui au tréfonds de mes souvenirs...

 

Est-ce la représentation idyllique de ce port d'attache

 

près duquel certains rêvent de pouvoir poser leurs valises ?

 

Qui peut dire ?

 

 

Mais, sans nul doute, je songe à ce petit "havre de paix"

 

qui serait situé quelque part, en terre bretonne... 

 

Bretagne magique, lieu ancestral de légendes,

 

de chants et de dances.

 

  Dieu m'est témoin que tu me manques énormément...   

 

Je songe à tes forêts dans lesquelles

 

quelques elfes taquinent

 

les promeneurs solitaires, la nuit, à tes phares 

 

qui narguent les tempêtes et guident les bateaux en péril,

 

à tes côtes  escarpées qui entourent de si belles plages...

 

 

Oui, tu me manques !

 

 

Dinan, vu depuis la promenade du "jardin anglais"

 

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Pour le moment l'hiver nous inflige ses bourrasques.

 

Voici donc quelques fleurs pour égayer nos

 

journées maussades.

  

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Fleur parmi les fleurs...

 

 

091202102750405577                                                       091202102750405577

 

Belle journée à vous et merci de votre visite. 

 

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14 octobre 2014

Extraits de nos livres

Je vous invite à parcourir nos livres...

*

 

*

"Le Galet"

 

La nuit est avancée. Je ne dors pas. Les idées, les souvenirs font une sarabande infernale dans ma tête : je me demande dans le méli-mélo

de mon insomnie : qui est Claudine ?

Et si j'osais affronter la vérité en face ? Je traverse une période désenchantée... Parfois je me penche sur moi-même, durant

les jours gris. Mais est-ce bien durant les jours gris ?

Ou est-ce lorsque mon énorme potentiel d'espoir m'abandonne ?

Il faudrait que j'y réfléchisse...
Le temps a passé sur les gens comme sur les choses...

Ce temps, qui adoucit les souffrances et calme les rancœurs...

Le temps, couleur du temps, tout de gris ou tout de rose,

heureux et malheureux...

Le temps qui nous pousse inexorablement sur le chemin de la vie

et qu'il est bon parfois de mesurer, d'écouter, de canaliser,

voire de dompter. Mon temps à moi, personne ne s'en est

préoccupé ; il m'a emportée, roulée et culbutée, en tous lieux,

en tous sens, tel un galet, pris et rejeté par les vagues,

des entrailles de la mer ! Qui donc se soucie des humeurs

d'un galet anodin, perdu là, sur quelque grève ?

Le regarde t’on ? L'écoute t'on crier sa colère d'être ainsi ballotté

au gré des marées ? Sait-on seulement qu'il existe, anonyme

dans la foule des roches disparates ? Pourtant, "il" est là,

solitaire dans la cohue, essentiel et inutile, selon les caprices

du temps. Mais "il" est là, attendant qu'une main délicate ou

rugueuse le saisisse, le caresse et l'offre au ravissement d'un

regard compréhensif. Alors, et alors seulement, il devient

"la chose", le "je ne sais quoi", "l'objet" qui prend vie, qui

donne et qui reçoit. "IL" est et IL restera !

 

Que n'ai-je été ce galet qui fit le bonheur d'un enfant !

  A suivre...

 

*

 

"La Pomme : Un drôle de Duo"  _ Extrait :

 

"Paris : la tour Eiffel majestueuse, indifférente à la vie qui se déroule

à ses pieds ;devant elle, la Seine coule paisiblement, enjambée, en

cet endroit, sur sa droite,par le magnifique pont des Invalides ; sur

sa gauche, le pont de l'Alma fait de même ;alentour, le Champ de Mars reçoit le flot incessant des touristes impatientsde la visiter...

 

 

Venez à la rencontre de cette dame et permettez-lui de

vous conter son histoire...

 

Marine évoquait dans son ouvrage, en filagramme, une pénible

expérience de son enfance qui avait énormément perturbé sa vie :

la douloureuse situation de l'inceste. Elle avait, à un moment

quelconque, songé qu'il serait bienvenu de raconter cette horreur

mais y avait renoncé : la blessure était toujours béante !

Comment mettre des mots là-dessus, quand la seule idée d'y

penser vous soulève le cœur ! Contrainte au silence complice

qu'impose quasiment toujours l'inceste, elle avait gravi les

échelons douloureux d'une jeunesse volée....

 

Je devais admettre que le plaisir ressenti, en entendant sa voix,

était patent... Elle me manquait, juste un peu... Mais elle me

manquait quand même ! Affolant ! Je m'endormis très tard.

Ma nuit fut peuplée de rêves rocambolesques qui me réveillèrent

souvent. Rien ne me donnait satisfaction ; le constat était amer !

En ce moment je passais d'une opinion à une autre, tel un échassier

qui se balance, d'une patte sur l'autre, sans jamais savoir laquelle

est la bonne !

De caractère entier, j'aime savoir quelle doit être ma conduite

et si possible, en harmonie avec mes convictions....

 

 

 

 

L'Amour, ne serait-il pas devenu une denrée tellement rare que nous

courrions tous après, avec le secret espoir de l'obtenir

sans jamais l'atteindre.

Avons-nous, simplement, eu le courage 

de faire les bons choix

quand ils se sont "présentés ?"

 

*

 

  A suivre...

 

postale6

Je souhaite qu'à l'appui de ces quelques lignes,

vous ayez le désir de nous lire !

Vous pourrez, je le pense très sincèrement,

retrouver dans ces romans,

des situations, des réflexions ou des sentiments

que vous avez

certainement ressentis ou vécus...

 

Bonne lecture !

11 juin 2014

Poème de...

Annick Kerambrun Marlec nous a gentiment trouvé ce texte splendide que je vous retransmats.

fenêtre-livre

- - À ma fille.

Ô mon enfant, tu vois, je me soumets.
Fais comme moi : vis du monde éloignée ;
Heureuse ? non ; triomphante ? jamais.
-- Résignée ! --

Sois bonne et douce, et lève un front pieux.
Comme le jour dans les cieux met sa flamme,
Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux
Mets ton âme !

Nul n'est heureux et nul n'est triomphant.
L'heure est pour tous une chose incomplète ;
L'heure est une ombre, et notre vie, enfant,
En est faite.

Oui, de leur sort tous les hommes sont las.
Pour être heureux, à tous, -- destin morose !
Tout a manqué. Tout, c'est-à-dire, hélas !
Peu de chose.

Ce peu de chose est ce que, pour sa part,
Dans l'univers chacun cherche et désire :
Un mot, un nom, un peu d'or, un regard,
Un sourire !

La gaîté manque au grand roi sans amours ;
La goutte d'eau manque au désert immense.
L'homme est un puits où le vide toujours
Recommence.

Vois ces penseurs que nous divinisons,
Vois ces héros dont les fronts nous dominent,
Noms dont toujours nos sombres horizons
S'illuminent !

Après avoir, comme fait un flambeau,
Ébloui tout de leurs rayons sans nombre,
Ils sont allés chercher dans le tombeau
Un peu d'ombre.

Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs,
Prend en pitié nos jours vains et sonores.
Chaque matin, il baigne de ses pleurs
Nos aurores.

Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas,
Sur ce qu'il est et sur ce que nous sommes ;
Une loi sort des choses d'ici-bas,
Et des hommes !

Cette loi sainte, il faut s'y conformer.
Et la voici, toute âme y peut atteindre :
Ne rien haïr, mon enfant ; tout aimer,
Ou tout plaindre !

Paris, octobre 1842.

Victor Hugo.

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