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A deux plumes

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29 avril 2015

La garbure

 

 

Souvenirs de vacances dans les Pyrénées,

 Oloron-Sainte Marie

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La garbure

La recette :

 

Ingrédients pour 6 à 8 personnes :

4 à 6 L d'eau (si possible eau de source)
5 à 6 pommes de terre ( de préférence, une variété qui se détache à la cuisson)
1 jarret de jambon séché
4 manchons de canards confits pour la garbure et un manchon par personne pour accompagnement
1 chou cavalier 'ou autre chou vert)
4 oignons (variété douce )
3 gousses d'ail
1 navet ou rutabagat (je préfère, c'est plus doux en bouche)
2 cuillères à soupe de graisse de confit
Herbes aromatiques (thym, marjolaine)
Sel, poivre moulu frais (ou piment séché)
250 grammes de haricots de maïs.


Préparation

- En premier lieu :


1- Mettre le jarret de jambon à cuire seul dans un faitout pendant 1 à 2 heures à petite ébullition avec de l'eau non salée. L'eau sera jetée en fin de cuisson.

2- Couper le chou en quatre, enlever les grosses côtes. Ne garder que la partie tendre. Faire blanchir à part (l'eau ne sera pas utilisée).

3- Faire tremper les haricots maïs s'ils sont secs.

4- Tailler les oignons en lamelles, les faire fondre avec un peu de graisse de confit.

5- Couper 1 ou 2 carottes en rondelles et les faire revenir avec les oignons.



Cuisson :

Prendre une grande marmite à fond épais. Placer à l'intérieur le jarret de jambon (le camalhou en béarnais), les oignons fondus, les carottes rissolées, les haricots (de maïs si on peut) et 2 gousses d'ail dégermées. Ajouter l'eau. Saler. Laisser cuire doucement environ 2 heures en écumant régulièrement à la surface.

Ajouter ensuite les pommes de terre, le chou blanchi ainsi que les manchons de canard dégraissés auparavant à la poêle. Couvrir et laisser mitonner tout doucement environ 1h30. En cours de cuisson, vérifier l'assaisonnement et le rectifier si nécessaire.

En fin de cuisson - un quart d'heure environ- préparer une "aillade". Hacher 2 petites gousses d'ail dégermées. Les faire blondir dans un peu de graisse de confit et ajouter le tout à la garbure.

 

 

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29 avril 2015

Beauté...

 

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Un peu de beauté, de douceur, de pureté

Une touche de bonheur...

Cette vidéo, superbe, mérite un regard pour trouver

l'apaisement, la sérénité, la Vie dans son authenticité.

 

 

 

(remember to breathe) - Travel Alberta, Canada

 

 Voilà quelque chose de plus éloquent qu'un grand discours...

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Bonne fin de journée.

 

 

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29 avril 2015

Bypass et nouveauté

 

Ils auraient pu m'éviter cela...

Séjour en "réa" après un pronostic vital "engagé" durant 6 jours...

 

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En matière de surpoids, y aurait-il d'autres solutions (extrèmes) en dehors du bypass ?

 

La lecture d'une information, ce matin, m'a particulièrement énervée !

La France est décidément toujours en retard pour beaucoup de choses :
nous le payons souvent très cher...
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C'est mon cas ; je vous explique en peu de mots, les détails étant sur d'autres billets.

Il s'agit de mon opération bariatrique : je n'ai pas eu d'autre choix.
Voici pour quelles raisons :
J'ai depuis 3 ans de très gros problèmes de santé.
J'ai fait des bronchites sévères sur plusieurs semaines,
j'ai été affligée d'une toux récalcitrante qui a perduré plus d'un an et demi !
Je ne parviens plus à marcher tant le dessous de mes pieds me fait souffrir :
c'est comme si des lames de rasoirs me tailladaient la plante des pieds.
Je fais aussi de l'apnée du sommeil et suis appareillée.
Ajoutons à cela l'arthrose, l'hypertension et les "bobos de la vieillerie"...
Cette opération a mal tourné : pronostic vital engagé, une vie diminuée depuis,
même si le but recherché a été atteint, à savoir la perte de poids.

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Pourquoi cela m'énerve aujoud'hui ?
Parce-qu’il existait déjà, aux Etats-Unis une autre technique, dont la mise sur le marché
a été refusée en France. J'aurais pu en bénéficier. Elle vient d'être accordée !

Allez vérifier par vous-même et réfléchissez bien à ce que vous allez décider
ainsi qu'aux éventuelles conséquences de cet acte chirurgical irréversible...
C'est, ce sera, ensuite, votre décision toute personelle et
prise en connaissance de cause !
Un implant pour traiter l'obésité, qui agit sur des nerfs contrôlant l'appétit,
a été autorisé à la commercialisation le 14 janvier par la Food and Drug Administration (FDA, autorité de régulation des dispositifs médicaux
et des médicaments aux Etats-Unis).
ALLODOCTEURS.FR
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Le pire : c'est que cela n'était que le commencement de mes ennuis !

 

29 avril 2015

La fête des remparts à Dinan

 

 

A Dinan,

 

La célèbre fête des remparts.

 

 

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 2014

 

 

 *

Mais avant, dans les années 70-80, nous avons connu les premières fêtes des remparts.

 

 

 

Cette vidéo est d'époque, ça se voit ! Mais voilà tout le charme est là...

permet de constater les changements survenus depuis.

 

1987, l'une des premières fêtes des remparts... 

commenté par le journaliste R. Gicquel

 

 

 

 

Revenons à la dernière que j'ai pu voir, en 2014.

 

 

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Toute la ville arbore ses couleurs, les armoiries...

Le "must étant de participer en costume "d'époque" si possible !

 

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Le "conteur"...au pied des remparts qui prolongent le chateau

de la duchesse Anne de Bretagne.

Nous sommes sur la partie arrière du chateau...

 

 

 

 

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Ce couple, plus audacieux que moi, s'est costumé : bravo !

 

 

 

 

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Y compris en allant vers le Jerzual...

 

 

 

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Les "ménestrels" sur la place du "champ clos"...

 

 

 

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Les visiteus flânent, place St Sauveur...

 

 

 

A suivre...

 

25 janvier 2015

Le temps de la colère

 

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Cette histoire de bypass a "foutu ma vie en l'air" !

Ou pire, elle n'a peut-être été qu'un prétexte pour...

J'ai vécu une année de souffrance et de colère.

J'ai bien failli en mourir plus encore que du bypass !

Surtout ne jugez jamais sur les apparences,

car cette attitude peut détruire un être humain

quand on ne sait pas tout...

 

 

 

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Certaines personnes que je plaçais très haut en estime n'ont rien compris ou ont mal

supporté les évênements, je ne sais ce qu'il faut en penser ou en dire.

Une chose est certaine, elles se sont détournées de moi.

 

Depuis, je suis le "vilain petit canard", insupportable, reponsable des plus horribles

choses mais essentiellement du mal de vivre d'une personne et puisqu'il n'est jamais

plaisant de s'en rendre ne serait-ce qu'en partie responsable, alors c'est moi

qui obtiens ce délicieux privilège !

 

Il est évident que j'ai fait exprès de me mal porter, de souffrir au point de ne pas toujours

être d'excellente humeur, c'est à dire gaie et joyeuse ; il est vrai que j'ai décidé, pour

mon seul plaisir de me faire opérer ; il est également vrai que je suis fautive d'avoir

manqué en mourir et d'avoir mis certains dans la crainte de se retrouver seuls

                                  (ou seules).

 

Le résultat de cela :  l'obligation d'accepter, tout envoyer paître :

logement, avenir, quiétude, bref...

L'aspect "sérénité" que j'avais envisagé pour terminer ma vie au mieux,  

à 70 ans, s'en est allé en fumée !

 *

J'ai dois accepter d'entendre dire, par exemple :

 - "Mais ça, ce n'est plus ma vie, "ça". Je ne veux plus de "cela" ( ne précisons rien?) !"

Comment aés t'on pu me parler ainsi quand mon quotidien n'était que douleurs.

 

 

 

 

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Il fut un temps où j'aurais pu comprendre les "ça" et les "cela"...

Mais maintenant je trouve ce type de remarque navrante et infantile...

 

 

 

 

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Les jours, les mois passent...

 

 

Parfois les douleurs, devenues mon quotidien, m'incitent à m'appesantir sur mon sort.

Suis-je à blâmer ? Je ne le crois pas. Seule, je réfléchis, le jour, la nuit, en permanence.

En fait, mon esprit ne connait pas le repos, je "pense" sans cesse...

Quand un peu (voire beaucoup) de colère s'empare de moi, j'ai envie de crier

à l'injustice, parceque tout s'est, au final, toujours mal terminé : solde de tous comptes

égal zéro plus incompétance, méchanceté, avarice, mensonge, incompréhension, égoïsme

et autres défauts, encore et toujours.

 

Aujourd'hui, je dis "stop" ! Cela suffit. Je n'ai plus rien à prouver, plus à me justifier, plus

à expliquer, plus à tenter de comprendre. Je cesse d'être cette fameuse "caisse " qui donne

ou rend toujours la monnaie, sans rien demander ni recevoir en échange.

Pourtant, il en est qui un jour, m'ont dit faire preuve d'empathie quand moi, 

je n'en éprouvais pour personne... surtout pas envers mes proches !

Où sont ces personnes actuellement ? Je suis née de la guerre, ma maman, une

des dernières femmes déportées (à la place des hommes) dans les camps nazis, 

en 1944, était enceinte de moi.

Je vous fais fi des détails car ils seront dans mon dernier roman.

 

Des années plus tard, on a découvert que j'avais une tumeur cérébrale, (de la taille

d'un pamplemousse) sans doute, (selon l'avis du chirurgien) la conséquence

d'une exposition à des radiations (pas possible, ai-je dis,

je ne vois pas comment cela se pourrait...).

               Elle existait depuis plus d'une vingtaine d'années... 

 

Je ne suis pas morte, pas plus que cette fois-ci. J'ai lutté et je recommence, toute seule...

Entre temps, j'ai vécu ma vie, travaillé comme vous, élevé mes enfants, aimé, souffert...

 

A présent, fatiguée et malade (un peu, malgré tout) je pourrais avoir envie d'un peu

de repos, d'affection émanant de mes enfants, des leurs ou de mes arrières petits-enfants,

puisque j'en ai... Mais non, rien...Je perds de mes forces, tout s'effrite.

Je n'ai pas été, semble t'il une bonne mère... Je ne le mériterais pas, m'a t'on assuré !

 

 

 

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Alors, voilà, mes réflexions s'enchaînent, se croisent et je proteste en bloc :

 

Ne suis-je donc qu'un vieux meuble dont on se lasse ?

 

 

Un jour, on décide, sur un coup de tête, de s'en débarasser ? Pourquoi pas...

Il est certaines choses que je pouvais concevoir lorsque tous, nous étions plus jeunes...

Par exemple, des changements de vies, de goûts, de décors, de travail, parce que nous

étions à l'âge de la construction de nos vies. Tout était encore envisageable :

question de temps uniquement et nous en avions, alors tous...

Cela nécessite, simplement de se chercher, de trouver les éventuels partenaires

pour y parvenirpuis de faire ses propres choix en toute connaissance de cause...

 

Mais la vieillesse venue ? Que penser, que dire si l'on tient compte des décisions prises

auparavant ? Que deviennent les réfléxions sur l'avenir, les engagements pris envers

et avec les autres quand ils n'ont plus ni le temps, la force ou la santé pour recommencer

encore et encore comme si nous avions encore l'espoir d'une vie à construire,

une fois de plus ? Et s'il ne vous reste que le temps de la douleur, de la souffrance,

si vous n'avez besoin que de tranquilité, d'apaisement, de sérénité, tout juste d'un petit

peu de tendresse... ne plus avoir qu'à faire que ce que vous aimez, ce qui pourrait

procurer un peu de plaisir, faire du bien...

Partager des petits plaisirs au quotidien, juste un peu, avant de tirer votre révérence...

 

 

 

Vraiment, aujourd'hui, je suis "un peu" en colère !

Depuis les "choses" se sont calmées, heureusement.

Cependant, certaines ne s'éteindront qu'avec moi.

 

 

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19 janvier 2015

Dinan 1980-1990

 

 

 

 

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Un extrait de l'émission "En flânant à Dinan" présenté par Roger Gicquel.
Tourné et diffusé en 1993 sur France 3.

 

 

 

 

 


Dans cet extrait, l'ex-présentateur vedette du 20 h de TF1, parcourt les ruelles de la ville

avec Yves Castel guide touristique.

 

 

 

 

Le chateau, le jardin anglais, l'église St. Sauveur, la place des Cordeliers,

le Jerzual, la tour de l'horloge...


La Place des Merciers :

les habitations représentent 5 siècles de techniques différentes de construction

 

 

 

 

 

 

A Léhon, tournage d'un film tiré du roman de Bernard Clavel

 

"Les colonnes du ciel", tourné en 1980 pour le moment durant lequel

j'ai joué mon bref moment de figuration !

 

 

 

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L'abbaye de saint Magloire a servi de décors pour certaines scènes.

Les figurants, pour la plupart chômeurs recrutés à l'ANPE (à l'époque)

se changeaient dans le grenier...

Je me suis, ainsi, retrouvée transformée en "mère supérieure" !

 

Bab figurante

 

 

 

En action dans le film que je n'ai jamais vu !

 

 

figuration 1983

 

 

 

 

 

 

 

16 janvier 2015

Janvier 2015

Nous venons de traverser, en France, des journées terribles : le terrorisme, une fois de plus, a frappé sur le territoire, à Paris, Montrouge (tout près de notre ancien domicile), porte de Vincennes et à Danmartin-en-Goèle (77).

Durant ces 3 jours, 5, 6 et 7 Janvier, je suis demeurée à l'écoute de la télévision nouée par une sourde angoisse.

 

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J'ai revécu d'autres événements, d'autres drames similaires, fruits de l'intolérance, de l'inconscience, de l'irrespect de la méchanceté...

J'ai ressenti à nouveau l'amertume que laisse la mort au fond de la gorge, la crampe qui bloque le ventre quand la peur irraisonnée s'empare de nos antrailles.

La colère, la déception ont remplacé ces sentiments premiers et je me suis dis que je devais dire "non" ! Ni moi, ni aucune autre mère ne pouvait avoir souhaité mettre au monde son ou ses enfants pour qu'ils deviennent cela, pour qu'ils vivent cela, non !

J'ai donc écrit sur ma page internet un brin de contestation.  J'ai également souhaité rendre hommage aux victimes, à leurs familles.

 

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St. Malo, ville "survivante" de la folie meurtrière...

 

 

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                Voici ce que j'ai  publié sur 'facebook" :

               Au nom des victimes anonymes ...En mémoire des enfants de la liberté assassinée. 

Bien évidemment, c'est par l'écriture que s' s'évacue la colère ou le sentiment d'injustice, la peur etc... comme d'autres le font par le dessin ou...

Ce n'est qu'un hommage de plus ! Le ventre des mères n'a pas vocation de concevoir l'inhumain...

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Ce soir, j'ai été émue au plus haut point par le témoignage d'Alban, un des survivants du terrorisme (7/01/2015) et mon cœur de femme, de maman saigne. 


Caché sous un lavabo, il a attendu durant 8 longues heures, ne sachant si, au final, il serait encore en vie ou non. Chapeau bas, monsieur...

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St. Servan, ma vision de la "liberté"...

Je vous livre le début de mon roman en cours de correction : il "colle" hélas, tellement aux événements de ces derniers jours...

                                                             Extrait du roman intitulé : "La mère indigne".

Reconnaissance...Paroles d'une âme inconsolable :

"Je dédie ces lignes à une petite fleur d’innocence, hyperdouée qui s’est fermée par une belle journée de mai ; juste avant, elle avait pris son temps afin de nous faire comprendre combien la vie était belle, riche de promesses. Elle nous a embrassés, aimés avec cette générosité spontanée qui était sienne, parce que rien ne lui était indifférent.
Son monde, inondé d’amour et de tendresse, s’est enfui à jamais. Il a laissé là, en perdition, des proches déchiquetés.
Elle m’a accompagnée, en ce qui me concerne, telle une canne blanche dans les ténèbres, fabuleux rai d’espoir afin que je ne me perde pas. 
Ange Gardien, c’est grâce à toi que je ne me suis pas laissé mourir.
Sourire, bonheur de tes proches, tu as été source de vie, résurrection. Sois mille fois bénie et repose en paix.
Mémoire, je voudrais... Ô, comme je voudrais que tu fusses autre. Mais il ne me reste que cette mémoire-là. Elle me raconte le bonheur, fait resurgir aussi et surtout le reste : le cauchemar, la souffrance, la peur, les cris, la culpabilité, la haine et plus que tout l’annihilation de ce qui ressemblait à notre vie, la vie d’avant le carrefour. Mémoire, Ô Mémoire, comme je voudrais." Ecrit par E. Le Quéré, auteur.

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Dans notre contexte présent, internet, "outil" formidable est aussi quelque peu "flippant", pire : destructeur de seconde en seconde. 
En un clic, on remercie, félicite, dit "je t'aime". De même, bibliothèque géante, il ne devrait être qu'un moyen d'éducation, un outil de connaissance, de communication, de savoir.
Cependant il déclenche également la barbarie, la mort, la souffrance et ce, à n'importe quel endroit, à l'échelle du monde. Outil magique et d'avenir, il peut devenir celui du meurtre.

A l'instar de Gérard Lenormand, je suis née après la dernière grande guerre de 1939-45, un 8 Mars, jour devenu "fête de la femme".
70 ans bientôt que cette terrible guerre a pris fin, et il y a 70 ans devait naître la fille du "boche"...Il m'a fallu vivre avec ce boulet attaché au pied. Je pensais pourtant que nos "anciens" avaient conquis leur liberté au prix fort...
Comment concevoir que ce que nous vivons en ce moment puisse encore se produire ... 
Quelle leçon en a t-il été tiré ? L'ignorance, l'absence de respect, l'intolérance sont toujours d'actualité.
C'est tellement affligeant ! Femme, je suis ce ventre qui crée la Vie... Ai-je, avons-nous pensé devenir les "ventres" de ce monde-là, celui de ce mois de janvier 2015 ?
N'avons-nous pas assez témoigné d'horreurs au long de ce siècle ? Nous demeurons encore et toujours des victimes innocentes pour la Liberté.

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J'ai retracé des dates qui peuvent, doivent inciter à la réflexion. A force de permissivité, de tolérance, de laxisme, nous nous retrouvons aux portes d'une "drôle" de guerre face au fanatisme, au terrorisme et quasiment impuissants.
Je croyais avoir vu le pire en ayant vu ou vécu certains jours difficiles personnels ou publics : 
- 18 juin 1961 : France Déraillement du train Strasbourg-Paris par l’explosion d’une bombe Vitry-le-François.
- 22 novembre 1963 : États-Unis assassinat de John F. Kennedy à Dallas
- Mai 1968, ses évènements et répercussions ...
- Les accords de Grenelle. Dissolution de l'Assemblée nationale le 30 mai 
- Référendum sur la régionalisation et le rôle du Sénat.

D'une manière générale Mai 68 a été une des plus grandes contestations de l'ordre existant. La singularité française est le lien entre la contestation intellectuelle et le monde ouvrier. Il est une ouverture brutale de la culture française au dialogue social et médiatique, qui s'infiltre dans tous les rouages de la société et de l'intimité familiale
De nouvelles valeurs apparaissent, centrées autour de l'autonomie, la primauté de la réalisation personnelle, la créativité, la pluridisciplinarité et la valorisation de l'individu : refus des règles traditionnelles de la société, remise en cause de l'autorité. 
La redéfinition de règles se construit autour de l'idée d'autogestion et du communautarisme. Ce concept est concurrencé par celui de cogestion, cher à Edgar Faure dans sa réforme de l'enseignement et d'une manière générale très en vogue dans les organisations politiques inquiètes de cette évolution jugée "anarchique".
L'influence de Mai 68 est manifeste dans la pédagogie scolaire en France. De disciple, l'élève devient un sujet pouvant intervenir dans la pédagogie dont il est l'objet, c'est la coéducation. Se crée ainsi l'enfant "roi"...
Les parents "démissionnent" peu à peu, beaucoup deviendront des "assistés"...

- 18 février 1969 : A l’aéroport de Zurich-Kloten, quatre terroristes palestiniens tirent sur un appareil de la compagnie israélienne El-Al,
- 5 septembre 1972 : Prise d'otages des Jeux olympiques de Munich
- 15 septembre 1974 : Attentat à la grenade au drugstore Saint-Germain-des-Prés à Paris.
- 3 octobre 1980 : Attentat à Paris. Une bombe explose devant la synagogue de la rue Copernic
- 29 mars 1982 : Attentat du Capitole revendiqué par Carlos, une bombe explose dans le train TEE "le Capitole" reliant Paris à Toulouse
- 22 avril 1982 : Une voiture piégée explose devant le siège du magazine Al Watan Al Arabi rue Marbeuf à Paris 
- 9 août 1982 : Fusillade de la rue des Rosiers, à Paris
- 15 juillet 1983 : Attentat de l’aéroport d’Orly
- 30 septembre 1983 : Une bombe explose, au Palais des congrès de Marseille
- 20 mars 1986 : Explosion dans la galerie Point Show des Champs-Élysées à Paris
- 9 juillet 1986 : Bombe au 4e étage de la Brigade de Répression du Banditisme à Paris
- 17 septembre 1986 : Attentat de la rue de Rennes, une autre bombe explose devant le magasin Tati, à Paris
- 9 février 1996 au 3 décembre 1996 vague d'attentats de par le monde qui se terminent par la France avec une bombe placée à la station Port-Royal à Paris.
- 6 février 1998 : France : assassinat à Ajaccio du préfet de Corse Claude Érignac
- 19 avril 2000 : France : attentat à Quévert (Côtes-d’Armor) contre un McDonald’s
- 11, 15 et 19 mars 2012 : France : Tueries à Toulouse et Montauban, par l’islamiste Mohammed Merah

Pourquoi ce récapitulatif, me direz-vous ? Il démontre comment la chronologie d'évènements (pas exhaustifs) nous a conduit vers une situation qui, maintenant nous submerge.
La plus grande erreur qui fut commise, selon moi, a été d'accepter la libre circulation des biens et des personnes, en supprimant les frontières et ses contrôles.
La seconde serait le retrait de quelques enseignements essentiels dans l'éducation : le civisme, le respect, la tolérance, la vie en communauté.

Mais les "moutons" que nous sommes, allons, sans questionnement... Réveillons-nous avant que ce ne soit trop grave...

4rwy8gyj

23 décembre 2014

la conscience

 

 

 

 

 

Hommage aux anonymes...

 

 

 

 

 

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LA CONSCIENCE.  

 

 

 

  Mais quel est ce regard qui sur moi se pose ? Inquisiteur ?

  N'ais-je point subit assez de malheurs dans ma vie ?

  Je ne pourrais jamais oublier ce que fut ce passé,

  Qui malmena autant mon coeur, conditiona ma survie. 

  J'ai plongé tout droit dans cet horrible drame,

  Et ma vie ravagée, sans tendresse, sans droit,

  Aux regards de tout ceux qui dans leur vie sans âme,

  N'ont pas su me donner, ni d'amour, ni de joie !

  S'est ainsi, recontituée brinquebalante, hésitante. 

  Je ne souhaitais pourtant qu'une onde de chaleur humaine,

  Dont tout être à besoin pour se réaliseret savoir aimer, aussi..

 

  Mais le temps écoulé et les heures qui s'enchainent,

  N'arriveront jamais à me faire oublier, pardonner ! 

  Ne me regardez pas ainsi, ma conscience reste pure.

  Tristesse et souffrances ne m'ont jamais quittée

  J'essaye d'oublier, absoudre pour mon coeur qui endure,

  Eprouvé par vos rancoeurs il demeure à jamais malmené. 

  Et quand mon âme, mon corps à petit feu s'éteignent,

  Je peux enfin renier ces  souvenirs et tous ces aléas.

  Alors, tristement je somme tous ceux qui se plaignent,

  De cultiver cet art noble et gratuit : aimer jusqu'au trépas.. 

 

 

 

 

 

23 décembre 2014

Devenir

 

Je me suis insurgée contre le fait de faire croire

que nous sommes tous devenus des  "moutons" incapables de 

décider par nous même, incapables de réfléchir,

encore moins de raisonner...

 

 

 

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Tolérance pour tous !

.

 

 

 

Aujourd'hui, une jeune femme m'a parlé

de ses angoisses profondes...

-Vous savez, je n'en ai jamais parlé à quiconque, pourtant je

consulte un psy... Mais lorsqu'il approche de ce qui me fait souffrir,

je me ferme,je me ferme et garde cela à l'intérieur.

Vous lire m'a apporté beaucoup. J'ai retrouvé dans votre livre

des "choses" que j'ai vécues,dont je n'ai parlé à personne,

pas même à mon compagnon... Etrange que je vous dise cela,

non ?

*

 

 

Je lui ai répondu que si elle s'était retrouvée dans mon récit,

ce n'était pas par accident, que nous avions en fait, relaté une

simple histoire de tous les jours comme il en existe énormément,

dans l'espérance d'insuffler un peu d'espoir et de courage à

ceux et celles  persuadées d'être des cas uniques mais surtout

désespérés.

Le bonheur existe, envers et contre tout, malgré les claques

que nous pouvons recevoir, encore faut-il pouvoir et vouloir

lutter et s'en donner les moyens, même s'il faut solliciter de

l'aide... Et cette aide, il est possible de se la procurer en soi, tout

simplement, par exemple en couchant, sur le papier, ses joies

et ses peines, ses regrets et ses aspirations.

 

Il me semble, sans présomption de ma part, que cette conversation

lui a ouvert de nouveaux horizons. Je lui souhaite, de tout coeur,

de voir poindre la lumière au bout de son tunnel...

 

 

.

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.

 

Besoin de  manifester "mon petit coup de gueule" !

.

 

Et ceci...

"Bonjour" est une expression familière

de salut que nous utilisons avec automatisme.

En fait, nous devrions réfléchir

davantage en l'utilisant puisque nous

nous impliquons vis à vis de la personne

située en face de nous : nous lui souhaitons,

sincèrement,de pouvoir passer une agréable

journée,de bien en profiter, ne pas se

sentir stressée, etc.

Y songeons-nous alors que nous formulons

ces mots, banals entre tous ?

Non ! Trop pressés, fatigués ou distraits,

mus seulement (la plupart du temps)par

une habitude, un "devoir" de formulation

coutumière, nous annonçons ce  "bonjour"

comme nous pourrions nous cantonner

à faire un geste banal  de la main, du

couvre-chef ou avec n'importe quoi

de similaire !

 

.

 

Dommage !

 

 

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Réflexion...


Empathie, charité, gentillesse, humanité, de biens jolis mots fortement employés en ces périodes de fêtes... Mais qu'en est-il au quotidien ?
Hypocrisie, incompréhension, jugement, critiques, solitude, abandon, tristesse, pauvreté, maladie et souffrance... pour beaucoup, tout le temps...
La gentillesse ? Quand on a besoin de vous...

Empathie ? Mais faut pas que vous ayez des problèmes...

Charité ? Mais vous n'avez besoin de rien, vous...

Humanité ? Y'a pire que vous...
Alors ? En ce qui me concerne, pas de commentaires, juste une pensée vers ceux qui...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17 décembre 2014

Le bypass de mon amie.

 

Septembre 2014. Mon amie Cat est opérée. RAS.

 

 

Mes mésaventures ne l'ont pas découragée.  Elle a décidé depuis longtemps d'avoir recours à cette fameuse chirurgie bariatrique, dès que possible, pour remédier à ses ennuis de santé.

Elle est allé voir une autre équipe médicale, dans une autre ville. Mes problèmes et complications ont été évoqués avec cette question :

-"Est-ce qu'elle ne risque pas des complications du même ordre ?" La réponse a été que non, toutes les précautions seront prises afin que cela n'arrive pas.

 

**

 

Avant de continuer, je vais résumer brièvement ses pathologies et préciser qu'elle a passé les 60 ans depuis un moment déjà...

Elle est opérée cardiaque, a donc une valve mitrale. Elle est sous anti-coagulants (vitamine K) à vie.

Il faut savoir ce que cela implique : avant chaque intervention,  il faut remplacer progressivement son médicament par de l'héparine qui s'ajuste, jour après jour. Puis, quelques jours après l'opération, on établit un "relais" de réajustement qui fait remettre le médicament de vitamine K en alternant et en diminuant progressivement, l'héparine.

Ceci nécéssite une grosse surveillance avec des prises de sang régulières, le risque étant, soit de faire des hémoragies, soit, à l'opposé, un caillot qui bloquerait la valve. Se faire opérer a toujours été un risque calculé, en ce qui la concerne.

L'analyse de sang, que connaissent bien les personnes sous anti-coagulants, se nomme le "TP/INR" et doit être, dans les cas similaires au sien entre 3 et 4,5 % en gros (je mets pour la compréhension mais ça varie selon les cas). Si le patient a un taux plus élevé, c'est risque d'hémoragie, plus bas, de caillot.

Autre souci de santé elle est diabétique non insulino-dépendante, mais sous traitement.

Enfin, elle est hypertendue, fait du cholestérol et a de l'arthrose. Le décor étant "planté", je vais vous parler de son opération et de ses conséquences.

 

 

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Son opération....

 

Dans un premier temps, puisqu'elle avait déjà subi une gastroplastie, il y a une bonne quinzaine d'années en arrière, il a fallu la "démonter"  avant de pratiquer celle prévue.

Intervention très longue mais qui s'est bien déroulée. L'équipe s'était bien préparée et le chirurgien avait même sollicité le soutien d'un autre confrère par sécurité.

Hospitalisation normale (5 jours) et retour à la maison.

Cat se sent en pleine forme, les jours suivants... son diabète a chuté et elle diminue, avec le concours du généraliste, son traitement, finissant même par le stopper totalement.

Par contre son TP/INR bouge souvent. Elle est habituée à cela et ne s'en inquiète pas plus que d'ordinaire, ajuste ses prises de médicaments selon les résultats des prises de sangs.

 

 

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A aucun moment, avant, comme après l'intervention, il n'a été question d'incidence opératoire sur ce traitement précis que sont les anti-coagulants ! Pourquoi ? En fait, il ne se passe, habituellement, jamais rien d'anormal en ce domaine : mais cela va être l'exception qui confirme la règle !

 

*

 

 

Cat se sent si bien, qu'elle se décide à partir quelques jours en vacances dans sa famille. Elle y reste 10 jours et au retour, je vois qu'elle a, dans le dos, un énorme bleu situé sur le côté, un endroit où elle avait reçu un petit choc en risquant de tomber (faux pas avec le chien !)

Elle a attrappé un rhume et se sent fatiguée : normal somme toutes, sauf que le lendemain c'est pire : le bleu grandit, il s'en forme d'autres et cela prend l'aspect de grosseurs qui s'étalent,comme des grosses "boules".

Rentrée le Samedi, je la trouve assez mal en point le Dimanche... elle est de plus en plus "blanche", de plus en plus fatiguée et je parle d'hospitalisation (refus).

Elle ira le lendemain matin faire sa prise de sang et pense à se rendre surement en consultation dans la journée... Je veille du coin de l'oeil mais suis fortement inquiète.

Je reviens à la charge le Lundi, d'autant que le généraliste, croisé à la prise de sang, s'est inquiété aussi : ce que l'on voit n'est pas joli ! Je le rappelle et avec l'accord de Cat qui va réellemnt mal, munies d'un bon de transport, direction les urgences hospitalières !

Son TP/INR affichera, dans la journée, affichera un taux de 10,8 !!!

 

Voici, après 3 jours d'hospitalisation, l'état de son dos :

 

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 Sur l'homoplate, il y a cette grosseur qui est plus large que la main et qui "s'étale",  épaisse d'au moins 3 doigts...

 

 

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Que s'est-il donc passé qui explique cette réaction ?

En fait, il semblerait que notre intestin fabrique une certaine quantité de vitamine K. D'un autre côté, arrive dans cet intestin, la quantité de vitamine supplémentaire que justifie le traitement appliqué.

Autre aspect du problème : la perte de poids liée au bypass et la malabsortion (raccourcissement de l'intestin) : normalement, cela n'a pas d'effet négatif sur les opérés sauf que dans le cas précis de Cat, cela a déclenché une réaction qui est un apport trop fort d'anti-coagulants !

Son taux de V. K a joué au yoyo et elle s'est retrouvé en état hémoragique.

Les hématomes ou caillots qui se forment alors ont la particularité de provoquer la destruction des globules blancs ; en fait je ne devrais pas le dire ainsi : c'est le corps, qui pour pour lutter et se défendre consomme un maximum de globules, plus qu'il ne parvient à en fabriquer et cela engendre une anémie sévère !

Elle présente aussi une forte carence en fer.

Après les bilans habituels aux urgences, Cat est transférée en diabétologie et hospitalisée : la décision de lui faire des transfusions sanguines est prise rapidement, de même que celle d'arréter ses anticoagulants, sans oublier la perfusion pour la nourrir plus intensément.

 

 

A suivre...

 

 

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