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A deux plumes
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29 avril 2015

La garbure

 

 

Souvenirs de vacances dans les Pyrénées,

 Oloron-Sainte Marie

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La garbure

La recette :

 

Ingrédients pour 6 à 8 personnes :

4 à 6 L d'eau (si possible eau de source)
5 à 6 pommes de terre ( de préférence, une variété qui se détache à la cuisson)
1 jarret de jambon séché
4 manchons de canards confits pour la garbure et un manchon par personne pour accompagnement
1 chou cavalier 'ou autre chou vert)
4 oignons (variété douce )
3 gousses d'ail
1 navet ou rutabagat (je préfère, c'est plus doux en bouche)
2 cuillères à soupe de graisse de confit
Herbes aromatiques (thym, marjolaine)
Sel, poivre moulu frais (ou piment séché)
250 grammes de haricots de maïs.


Préparation

- En premier lieu :


1- Mettre le jarret de jambon à cuire seul dans un faitout pendant 1 à 2 heures à petite ébullition avec de l'eau non salée. L'eau sera jetée en fin de cuisson.

2- Couper le chou en quatre, enlever les grosses côtes. Ne garder que la partie tendre. Faire blanchir à part (l'eau ne sera pas utilisée).

3- Faire tremper les haricots maïs s'ils sont secs.

4- Tailler les oignons en lamelles, les faire fondre avec un peu de graisse de confit.

5- Couper 1 ou 2 carottes en rondelles et les faire revenir avec les oignons.



Cuisson :

Prendre une grande marmite à fond épais. Placer à l'intérieur le jarret de jambon (le camalhou en béarnais), les oignons fondus, les carottes rissolées, les haricots (de maïs si on peut) et 2 gousses d'ail dégermées. Ajouter l'eau. Saler. Laisser cuire doucement environ 2 heures en écumant régulièrement à la surface.

Ajouter ensuite les pommes de terre, le chou blanchi ainsi que les manchons de canard dégraissés auparavant à la poêle. Couvrir et laisser mitonner tout doucement environ 1h30. En cours de cuisson, vérifier l'assaisonnement et le rectifier si nécessaire.

En fin de cuisson - un quart d'heure environ- préparer une "aillade". Hacher 2 petites gousses d'ail dégermées. Les faire blondir dans un peu de graisse de confit et ajouter le tout à la garbure.

 

 

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10 novembre 2015

St. Malo-1950 et 2014

 

 

Saint-Malo, en Ile et Vilaine

Bretagne.

 

 

 

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Et si je vous contais le St. Malo de mon enfance ?

 

 

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1948...Saint-Malo est en ruines.

Pendant la dernière guerre mondiale, cette ville a été bombardée.

J'ai "vécu" la fin de cette guerre dans le ventre de ma maman.

Toute petite j'ai joué, comme tous les gamins (habitant alors à St. Malo), dans les ruines.

 

Je n'ai pas d'autres souvenirs d'elle, autement que détruite ou en travaux.

 

Je l'ai connu dévastée, en décombres.

Nous, gosses insouciants, avions plaisir à nous cacher

dans les trous béants laissés par les obus,

derrière des amas informes de gravas.

De tas en trous, nous glissions sur des sortes de luges en carton, en plastique...

Les labyrinthes entre les immeubles, les rues, (enfin ce qu'il en restait)

nous laissaient croire que nous étions, en ces lieux, les nouveaux pirates.

 

 

 

Puis, peu à peu, la reconstruction de la ville a été entreprise,

d'abord, en étayant les pans de murs des immeubles restés debout

pour qu'ils ne s'écroulent pas, puis pour permettre aux habitants de

demeurer chez eux ou près de leurs familles.

 

 

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Les mères avaient parfois tendu des fils entre les pans de mur

de ce qui avait été sans doute une cave, avant, s'en servaient

pour étendre leur linge lorsque le climat tempéré de ce bord de mer le permettait.

Ensuite, nos terrains de jeux ont rétrécis pour disparaitre tout à fait

et des immeubles modernes ont pris leur place.

 

Nous les avons trouvés si beaux, à l'époque, ces batiments neufs !

Les ouvriers "granitiers", les tailleurs de pierre étaient nombreux su les chantiers.

Une aubaine pour l'emploi cette époque... On a alors commencé

à promouvoir la "pierre de taille" en granit provenant de nos carrières bretionnes

pour agrémenter ou construire en totalité des habitations

puis des créations artistiques qui, depuis, se sont exportées dans le monde entier.

(pour exemple, les carrières autour d'Erquy, Le Hinglé, pays de Fougères etc)

 

 

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Carrière d'Equy désafectée, aujoud'hui appelée "lac bleu"

 

 

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Voici pourquoi, je m'insurge sur le fait que l'on dise sans cesse

que Saint Malo a été reconstruite à "l'identique" !

Ses rues, la topographie des lieux, les bâtiments 

rescapés, le chateau et les remparts, la cathédrale (encore que tout

a du être remis en état puis mis aux nomes au fil des ans),

ont été respectés, mais les maisons, elles, ne ressemblent

absolument pas à celles de cette époque !

Les armateurs, les marins dits "au long cours" (la population

des "nantis" et des riches), ornaient leurs portes, 

leurs linteaux de fenêtres, avec des pierres de granit,

 afin de montrer leur position sociale mais cela s'arrétait là...

Par contre cette ville avait depuis longtemps résolu le problème du double vitrage...

Cette technique a été conservée intact et

les propiétaires mis en demeure d'entretenir

leurs immeubles rescapés du bombardement car ils font partie du patrimoine.

 

Beaucoup ont par la suite  été dans l'obligation de vendre

leurs habitations "classées" : elles leur coutaient bien trop cher !

 

Ce n'est qu'un "aperçu" de l'histoire du St. Malo que j'ai connu...

 

 

 

 

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St

Photo d'époque après 1945... 

 

 

Mes grands-parents, venus de Normandie, se sont installés durant la "grande guerre"

à St. Malo, plus précisément rue Trublet.

Ou est-ce ?

Intra-muros, près de la halle "au marché couvert", c'est à dire à l'intérieur des remparts.

A cette époque, des commerces se trouvaient concentrés là

qui n'existent plus tels que la "coop", un "vannier", la mercerie, une coutellerie...

Bars et restaurants ont résistés, eux, plus longtemps...

Sous la halle, avait lieu le marché, fort animé présentant légumes,

viandes, poissons, vêtements, bibelots.

S'y rtrouvaient aussi chausseurs, couteliers et autres corps de métiers.

 

 

 

 

 

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Regardez ce reportage qui en atteste et merci à ceux qui ont relaté

cette page historique de Saint-Malo...

 

Montage Vidéo réalisé par Jean Pierre BLANDEL, à partir des archives privées

inédites de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques

 

 

 

 

 

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En regardant bien, vous reconnaitrez comment étaient les façades de l'époque

su cette photo ci-dessous

Godard+ruines

Me voici, avec ma maman en 1953

 

 

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Par contre, quelques années plus tard quand nous habitâmes "hors des murs",

on disait alors "extra-muros" un tout autre monde s'offrit à ma vue.

 !

Ces "faubourgs étaient baptisées ainsi : Paramé, Courtoisville, Rochebonne,

St. Servan des villes bien distinctes qui, depuis, n'en forment presque plus qu'une.

 

Par exemple, pour se rendre au jardin de mes gands parents,

derrière le champ de courses actuel, il fallait alors prendre le tram,

le trolley ou marcher longtemps...

Nous passions par les écluses ( la route et son pont-levis n'éxistaient pas).

On embarquait sur la vedette pour aller à Dinard et c'était une sacrée expédition

de traverser la Rance et devoir passer par le port St. Jean, puis le port St Hubert...

 

 

Saint-Malo-tramway

 

 

 

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Combien de fois ai-je eu l'occasion seule, en famille ou en compagnie d'amis,

de me promener le long de cette magnifique étendue de sable et d'eau, 

longeant "le sillon" qui relie St. Malo à Paramé, sépare la plage des bassins de pèche.

 

 

GUERIN_93_-_SAINT-MALO_-_Cote_d'Emeraude_-_Promenade_du_Sillon_-_Station_des_Tramways

 

 Rocabey et Courtoisville,

que ce soit à pieds,

en tramway ou en "trolleybus"...

 

 

Familles Godard-Goubert sur le sillon

 

Longtemps après... en famille, sur le sillon.

 

 

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Le mêmelieu, de nos jours, en grandes marées et de nuit.

marée à St Malo

 

 

 

 

 

 

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Anciens bâtiments d'époque mais rénovés, de nos jours, dans la rue de l'Orme...

 

Si vous regardez de près les matériaux qui composent les façades,

vous reconnaitrez facilement, lors de votre prochaine visite dans St. Malo, 

les constructions d'époque qui n'ont pas été bombardées ou en

ont "réchappé" ou celles qui ont été réparées "à l'identique" exactement !

 

 

 

 

Le nouveau St. Malo se faisait une place pour le futur...

 

 

Rue de L'Orme

 

 

Voici la rue de l'Orme, avec au fond, l'ancienne halle, telles qu'elles sont, de nos jours.

Ce lieu se trouve situé juste à l'arrière du bloc d'immeubles dont faisait 

partie la maison de mes grands-parents comme celui

de la seconde photo (où je figure), au début de cette page.

 

 

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Et voici l'esplanade Saint Vincent, le château, les remparts, à présent...

 

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Un morceau des remparts...

 

Les maisons qui ont été reconstruites,

avec la pierre de granit, après la guerre. 

 

 

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Soleil en arrivant à St

 

 

 

 

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12 mai 2015

La Bretagne

         

          Allons faire une petite visite...

 

  

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Les remparts de St. Malo, au coucher du soleil.

 

 

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Je vous emmène, ensuite, entre Saint Malo et Dinan...

 

 

                                                                       

 

 

Remontons la Rance...vers La Hisse, en bateau partant de l'usine marémotrice :

elle se trouve entre St. Malo et Dinard

 

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Au barrage, côté mer nous voyons St Malo et St Servan avec la tour Solidor.

 

 

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L'usine marémotrice qui enjambe la Rance, fournissant l'énergie électrique...

 

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et nous conduit vers Dinan, son chateau et, un peu après, Léhon...

 

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Le vieux port vu depuis le "jardin anglais"...

 

 

 

 

 

***

 

Puis grace à une vidéo, parcourez la Bretagne tellement jolie à visiter.

 

bretagne en16:9 (n°1) st malo la rance dinan

 

 

 

Vous avez maintenant cette "catégorie" Bretagne à parcourir et 

je vous souhaite une agréable visite...

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17 décembre 2014

Le bypass de mon amie.

 

Septembre 2014. Mon amie Cat est opérée. RAS.

 

 

Mes mésaventures ne l'ont pas découragée.  Elle a décidé depuis longtemps d'avoir recours à cette fameuse chirurgie bariatrique, dès que possible, pour remédier à ses ennuis de santé.

Elle est allé voir une autre équipe médicale, dans une autre ville. Mes problèmes et complications ont été évoqués avec cette question :

-"Est-ce qu'elle ne risque pas des complications du même ordre ?" La réponse a été que non, toutes les précautions seront prises afin que cela n'arrive pas.

 

**

 

Avant de continuer, je vais résumer brièvement ses pathologies et préciser qu'elle a passé les 60 ans depuis un moment déjà...

Elle est opérée cardiaque, a donc une valve mitrale. Elle est sous anti-coagulants (vitamine K) à vie.

Il faut savoir ce que cela implique : avant chaque intervention,  il faut remplacer progressivement son médicament par de l'héparine qui s'ajuste, jour après jour. Puis, quelques jours après l'opération, on établit un "relais" de réajustement qui fait remettre le médicament de vitamine K en alternant et en diminuant progressivement, l'héparine.

Ceci nécéssite une grosse surveillance avec des prises de sang régulières, le risque étant, soit de faire des hémoragies, soit, à l'opposé, un caillot qui bloquerait la valve. Se faire opérer a toujours été un risque calculé, en ce qui la concerne.

L'analyse de sang, que connaissent bien les personnes sous anti-coagulants, se nomme le "TP/INR" et doit être, dans les cas similaires au sien entre 3 et 4,5 % en gros (je mets pour la compréhension mais ça varie selon les cas). Si le patient a un taux plus élevé, c'est risque d'hémoragie, plus bas, de caillot.

Autre souci de santé elle est diabétique non insulino-dépendante, mais sous traitement.

Enfin, elle est hypertendue, fait du cholestérol et a de l'arthrose. Le décor étant "planté", je vais vous parler de son opération et de ses conséquences.

 

 

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Son opération....

 

Dans un premier temps, puisqu'elle avait déjà subi une gastroplastie, il y a une bonne quinzaine d'années en arrière, il a fallu la "démonter"  avant de pratiquer celle prévue.

Intervention très longue mais qui s'est bien déroulée. L'équipe s'était bien préparée et le chirurgien avait même sollicité le soutien d'un autre confrère par sécurité.

Hospitalisation normale (5 jours) et retour à la maison.

Cat se sent en pleine forme, les jours suivants... son diabète a chuté et elle diminue, avec le concours du généraliste, son traitement, finissant même par le stopper totalement.

Par contre son TP/INR bouge souvent. Elle est habituée à cela et ne s'en inquiète pas plus que d'ordinaire, ajuste ses prises de médicaments selon les résultats des prises de sangs.

 

 

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A aucun moment, avant, comme après l'intervention, il n'a été question d'incidence opératoire sur ce traitement précis que sont les anti-coagulants ! Pourquoi ? En fait, il ne se passe, habituellement, jamais rien d'anormal en ce domaine : mais cela va être l'exception qui confirme la règle !

 

*

 

 

Cat se sent si bien, qu'elle se décide à partir quelques jours en vacances dans sa famille. Elle y reste 10 jours et au retour, je vois qu'elle a, dans le dos, un énorme bleu situé sur le côté, un endroit où elle avait reçu un petit choc en risquant de tomber (faux pas avec le chien !)

Elle a attrappé un rhume et se sent fatiguée : normal somme toutes, sauf que le lendemain c'est pire : le bleu grandit, il s'en forme d'autres et cela prend l'aspect de grosseurs qui s'étalent,comme des grosses "boules".

Rentrée le Samedi, je la trouve assez mal en point le Dimanche... elle est de plus en plus "blanche", de plus en plus fatiguée et je parle d'hospitalisation (refus).

Elle ira le lendemain matin faire sa prise de sang et pense à se rendre surement en consultation dans la journée... Je veille du coin de l'oeil mais suis fortement inquiète.

Je reviens à la charge le Lundi, d'autant que le généraliste, croisé à la prise de sang, s'est inquiété aussi : ce que l'on voit n'est pas joli ! Je le rappelle et avec l'accord de Cat qui va réellemnt mal, munies d'un bon de transport, direction les urgences hospitalières !

Son TP/INR affichera, dans la journée, affichera un taux de 10,8 !!!

 

Voici, après 3 jours d'hospitalisation, l'état de son dos :

 

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 Sur l'homoplate, il y a cette grosseur qui est plus large que la main et qui "s'étale",  épaisse d'au moins 3 doigts...

 

 

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Que s'est-il donc passé qui explique cette réaction ?

En fait, il semblerait que notre intestin fabrique une certaine quantité de vitamine K. D'un autre côté, arrive dans cet intestin, la quantité de vitamine supplémentaire que justifie le traitement appliqué.

Autre aspect du problème : la perte de poids liée au bypass et la malabsortion (raccourcissement de l'intestin) : normalement, cela n'a pas d'effet négatif sur les opérés sauf que dans le cas précis de Cat, cela a déclenché une réaction qui est un apport trop fort d'anti-coagulants !

Son taux de V. K a joué au yoyo et elle s'est retrouvé en état hémoragique.

Les hématomes ou caillots qui se forment alors ont la particularité de provoquer la destruction des globules blancs ; en fait je ne devrais pas le dire ainsi : c'est le corps, qui pour pour lutter et se défendre consomme un maximum de globules, plus qu'il ne parvient à en fabriquer et cela engendre une anémie sévère !

Elle présente aussi une forte carence en fer.

Après les bilans habituels aux urgences, Cat est transférée en diabétologie et hospitalisée : la décision de lui faire des transfusions sanguines est prise rapidement, de même que celle d'arréter ses anticoagulants, sans oublier la perfusion pour la nourrir plus intensément.

 

 

A suivre...

 

 

11 juin 2014

Poème de...

Annick Kerambrun Marlec nous a gentiment trouvé ce texte splendide que je vous retransmats.

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- - À ma fille.

Ô mon enfant, tu vois, je me soumets.
Fais comme moi : vis du monde éloignée ;
Heureuse ? non ; triomphante ? jamais.
-- Résignée ! --

Sois bonne et douce, et lève un front pieux.
Comme le jour dans les cieux met sa flamme,
Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux
Mets ton âme !

Nul n'est heureux et nul n'est triomphant.
L'heure est pour tous une chose incomplète ;
L'heure est une ombre, et notre vie, enfant,
En est faite.

Oui, de leur sort tous les hommes sont las.
Pour être heureux, à tous, -- destin morose !
Tout a manqué. Tout, c'est-à-dire, hélas !
Peu de chose.

Ce peu de chose est ce que, pour sa part,
Dans l'univers chacun cherche et désire :
Un mot, un nom, un peu d'or, un regard,
Un sourire !

La gaîté manque au grand roi sans amours ;
La goutte d'eau manque au désert immense.
L'homme est un puits où le vide toujours
Recommence.

Vois ces penseurs que nous divinisons,
Vois ces héros dont les fronts nous dominent,
Noms dont toujours nos sombres horizons
S'illuminent !

Après avoir, comme fait un flambeau,
Ébloui tout de leurs rayons sans nombre,
Ils sont allés chercher dans le tombeau
Un peu d'ombre.

Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs,
Prend en pitié nos jours vains et sonores.
Chaque matin, il baigne de ses pleurs
Nos aurores.

Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas,
Sur ce qu'il est et sur ce que nous sommes ;
Une loi sort des choses d'ici-bas,
Et des hommes !

Cette loi sainte, il faut s'y conformer.
Et la voici, toute âme y peut atteindre :
Ne rien haïr, mon enfant ; tout aimer,
Ou tout plaindre !

Paris, octobre 1842.

Victor Hugo.

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9 juin 2014

Le Galet : extrait-1

 

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En ce moment, tout le monde fête le soixante-dixième anniversaire du débarquement allié en France. Cela me ramène loin en arrière, au moment de ma "conception"  : je suis le fruit d'un amour interdit entre une Française et un Allemand !

Voici un premier extrait de ce livre publié chez l'Harmattan.

 

"... Nous sommes en 1944. La guerre n'est pas encore vraiment terminée, même si, parfois, débarquent des alliés.

La famille d'Olivia vit, durand ces terribles années, d'abord en Normandie, à Carolles, une charmante ville

qui se situe sur la côte ouest, en dessous de Grandville ; ensuite, ils se déplaceront vers Saint Malo où ils occuperont

un appartement en plein centre, à l'intérieur des remparts. Ces deux régions, fortement tées, mortifiées des ravages

de la guerre, seront les témoins muets de cette histoire autant que le reste de la Bretagne, jusqu'aux environs de

Nantes et Saint Nazaire. Tant d'hommes, de femmes et d'enfants étaient restés couchés face contre terre,

hébétés, stupéfaits que cela leur arrive : pauvres pantins désarticulés. Fantoches brutalement disloqués !

Quel jeu sinistre est la guerre ! jeu de massacre stupide, inutile, où tous les coups sont permis mais dans lequel

les spectateurs récupèrent la mise tandis que les acteurs occasioànnels paient la casse.

Je hais la guerre et je mésestime ceux qui la décident, ceux qui utilisent les pauvres innocents avides d'idéal

et de patriotisme ! Mais hélas, que peuvent mon aversion, ma répulsion et ma colère contre un état de fait

bien installé dans les moeurs politiciennes...."

 

"...On ne choisit que rarement qui il faut aimer, encore moins quand est venu le temps d'aimer...

Dieu seul décide ! Tous les êtres sont ses enfants sans distinction de race, de couleur ou d'idéal politique.

Mais dans cette période troublée, on n'avait guère l'opportunité de se pencher sur ce genre de considération.

Les uns aimaient, les autres haïssaient, d'autres encore saisissaient à bras le corps  le petit morceau de bonheur

qui se  présentait à eux.

Ces personnes-là, ainsi touchées par la grâce, devenaient alors par la force des choses, marginales, clandestines.

Pourront-ils résister à tout cela, eus deux, avec leur amour tout neuf pour seule protection ?

Sauront-ils se défendre et le préserver ? Tant de pensées contradictoires les agitent..."

 

"...Ils se disent "au revoir" dans le nid de leurs amours parce que, pour eux, ce n'est fatalement qu'un au revoir.

Leurs adieux sont torrides mais brefs. le temps leur est compté. Dans une vieille couverture de l'armée,

elle emballe son vieux poste de radio, objet précieux s'il en est,  dans ces temps embrouillés.

C'est grâce à lui qu'elle aura des nouvelles, en écoutant les messages du soir, retransmis par la "BBC".

Elle noue le paquet solidement afin de le tenir à la main. Un dernier regard alentour, pour se souvenir.

Elle embrasse une dernière fois sa logeuse sans mot dire puis, empoignant ses ultimes richesses,

elle part sans se retourner au bras de Freddy, en direction du bac qui les fera traverser vers l'autre rive.

Leur coeur est lourd ; les mots sont inutiles : qui peut savoir ce que demain sera ?

Pas question de se retourner...."

 

 

 

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Ces extraits ne sont que cela et je ne les prends pas en totalité, Ils ne sont destinés qu'à vous donner

une petite idée sur le sujet de l'histoire, pour vous faire partager les émotions des protagonistes.

A bientôt pour un autre passage. Merci de votre attention.

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26 novembre 2013

Rougail de saucisses

Voici ma recette pour vous...

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Rougail de saucisses.

Plat principal. Très facile et Bon marché.

Préparation : 20 mn Cuisson : mini 20 mn

Ingrédients (pour 4 personnes) :

- 6 saucisses fumées (genre diots de Savoie)

      ou 4 grosses saucisses fumées (type Montbéliard) ou saucisse de pays

- 4 tomates

- 4 oignons

- 6 gousses d'ail

- thym, laurier

- sel, poivre

- 1 c à café de curcuma (safran)

- 1 piment oiseau (facultatif)

- huile d'olive

Préparation : Piquez les saucisses et mettez les dans l'eau bouillante pendant 10 mn, dans la même marmite qui vous servira à la préparation du plat afin de garder les saveurs. Videz la marmite. Réservez les saucisses. Faites-y chauffer de l'huile d'olive. Faites revenir les oignons émincés et l'ail écrasé sans qu'ils soient trop colorés. Coupez les saucisses en troncons de 1,5 cm puis faites les revenir avec les oignons.

Au bout de 5 mn, ajoutez les tomates coupées en petits morceaux et les aromates (le piment en morceaux)( si vous en avez fait, préférez le piment confit).

Mélangez le tout puis laisser mijoter sur feu doux en ôtant le couvercle de temps à autre pour éliminer l'excès d'eau. Servez avec du riz thai de préférence

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20 août 2009

vacances

 

 

 

Les vacances sont terminées, pour nous, pour cette année !

Pour ceux qui partent maintenant, je vous les souhaite

ensoleillées et bienfaisantes.

 

 

Se ressourcer auprès, au contact de la nature...

retrouver l'autre grâce à davantage de complicité,

parceque l'on a plus de temps à soi...

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.

Emmagasiner de l'énergie, afin que les "bonnes"

résolutions ne soient prises en vain...

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Trouver le temps de s'aimer "bien", de se le dire, se le montrer,

c'est un peu de tout cela, les vacances, non ?

 

Alors que les vôtres soient les plus riches d'amour, possible...

 

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4 mai 2015

Au gré du...

 

 

 

                                         Au gré du vent...

 

.

 

 

 

"...Dans ce monde virtuel on retrouve bien sûr   

les principales caractéristiques du réel :   

finalement l'être  humain reste un mystère capable    

du meilleur comme du pire....             

Alors il n'y a pas une seule vérité... mais plusieurs cris     

de détresse,  de révolte et d'amour pour former    

une sorte de conscience universelle réclamant  un monde meilleur..."      

 

 

Babou Naturelle     

 

 

 

 

 

Bonheur2

 

 

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18 avril 2009

Histoire de...Trigavou

*

 

Quelques remerciements

destinés à des amies du "net" :

 

"JADE" , Jo et d'autres, qui se mettent tellement

au service des "débutants", avec gentillesse et générosité

 

.

 

 

 

 

.

 

*

 

 

 

 

 

*

Grâce à toutes et tous, j'ai beaucoup appris et,

je souhaiterais énormément que vous

puissiez en faire autant ! Alors,

n'hésitons pas à partager nos expériences...

 

*

La mienne a commencé un jour de Novembre lointain...

près de ce chateau...

Le Bois de la Motte

Le Bois de la Motte

Pleslin-Trigavou, vers les années 1960...

 

 

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

**

 

14 octobre 2014

Extraits de nos livres

Je vous invite à parcourir nos livres...

*

 

*

"Le Galet"

 

La nuit est avancée. Je ne dors pas. Les idées, les souvenirs font une sarabande infernale dans ma tête : je me demande dans le méli-mélo

de mon insomnie : qui est Claudine ?

Et si j'osais affronter la vérité en face ? Je traverse une période désenchantée... Parfois je me penche sur moi-même, durant

les jours gris. Mais est-ce bien durant les jours gris ?

Ou est-ce lorsque mon énorme potentiel d'espoir m'abandonne ?

Il faudrait que j'y réfléchisse...
Le temps a passé sur les gens comme sur les choses...

Ce temps, qui adoucit les souffrances et calme les rancœurs...

Le temps, couleur du temps, tout de gris ou tout de rose,

heureux et malheureux...

Le temps qui nous pousse inexorablement sur le chemin de la vie

et qu'il est bon parfois de mesurer, d'écouter, de canaliser,

voire de dompter. Mon temps à moi, personne ne s'en est

préoccupé ; il m'a emportée, roulée et culbutée, en tous lieux,

en tous sens, tel un galet, pris et rejeté par les vagues,

des entrailles de la mer ! Qui donc se soucie des humeurs

d'un galet anodin, perdu là, sur quelque grève ?

Le regarde t’on ? L'écoute t'on crier sa colère d'être ainsi ballotté

au gré des marées ? Sait-on seulement qu'il existe, anonyme

dans la foule des roches disparates ? Pourtant, "il" est là,

solitaire dans la cohue, essentiel et inutile, selon les caprices

du temps. Mais "il" est là, attendant qu'une main délicate ou

rugueuse le saisisse, le caresse et l'offre au ravissement d'un

regard compréhensif. Alors, et alors seulement, il devient

"la chose", le "je ne sais quoi", "l'objet" qui prend vie, qui

donne et qui reçoit. "IL" est et IL restera !

 

Que n'ai-je été ce galet qui fit le bonheur d'un enfant !

  A suivre...

 

*

 

"La Pomme : Un drôle de Duo"  _ Extrait :

 

"Paris : la tour Eiffel majestueuse, indifférente à la vie qui se déroule

à ses pieds ;devant elle, la Seine coule paisiblement, enjambée, en

cet endroit, sur sa droite,par le magnifique pont des Invalides ; sur

sa gauche, le pont de l'Alma fait de même ;alentour, le Champ de Mars reçoit le flot incessant des touristes impatientsde la visiter...

 

 

Venez à la rencontre de cette dame et permettez-lui de

vous conter son histoire...

 

Marine évoquait dans son ouvrage, en filagramme, une pénible

expérience de son enfance qui avait énormément perturbé sa vie :

la douloureuse situation de l'inceste. Elle avait, à un moment

quelconque, songé qu'il serait bienvenu de raconter cette horreur

mais y avait renoncé : la blessure était toujours béante !

Comment mettre des mots là-dessus, quand la seule idée d'y

penser vous soulève le cœur ! Contrainte au silence complice

qu'impose quasiment toujours l'inceste, elle avait gravi les

échelons douloureux d'une jeunesse volée....

 

Je devais admettre que le plaisir ressenti, en entendant sa voix,

était patent... Elle me manquait, juste un peu... Mais elle me

manquait quand même ! Affolant ! Je m'endormis très tard.

Ma nuit fut peuplée de rêves rocambolesques qui me réveillèrent

souvent. Rien ne me donnait satisfaction ; le constat était amer !

En ce moment je passais d'une opinion à une autre, tel un échassier

qui se balance, d'une patte sur l'autre, sans jamais savoir laquelle

est la bonne !

De caractère entier, j'aime savoir quelle doit être ma conduite

et si possible, en harmonie avec mes convictions....

 

 

 

 

L'Amour, ne serait-il pas devenu une denrée tellement rare que nous

courrions tous après, avec le secret espoir de l'obtenir

sans jamais l'atteindre.

Avons-nous, simplement, eu le courage 

de faire les bons choix

quand ils se sont "présentés ?"

 

*

 

  A suivre...

 

postale6

Je souhaite qu'à l'appui de ces quelques lignes,

vous ayez le désir de nous lire !

Vous pourrez, je le pense très sincèrement,

retrouver dans ces romans,

des situations, des réflexions ou des sentiments

que vous avez

certainement ressentis ou vécus...

 

Bonne lecture !

24 avril 2009

Invitation

 

 

Bonjour,   à vous qui passez  sur notre page.

 

.

 

 

 

 

    Naviguez selon les thèmes et laissez vos commentaires :

ils nous seront utiles.

 

 

ICI, se trouve notre espace qui est également le vôtre !

 

.

 

 

  SITE D'AMITIÉ ET DE L'ÉCRITURE,

 

POUR  QUE  NOUS  SOYONS NOMBREUX  A  REFLECHIR,

DANS, ET AVEC LA BEAUTE ....

 

 

 

... parce qu'aussi, ou "également", je cite :

       « Les émotions sont faites pour être partagées ». 

 

Marc Levy

 

                                       

Je vous invite principalement à vous attarder sur les articles relatifs

à la chirurgie bariatrique :

Ces articles sont detinés à faire prendre conscience que cette chirurgie n'est pas bénine.

Si elle est destinée à résoudre de nombreux problèmes, elle n'en reste pas moins

un acte aux conséquences et aux complications parfois irréversibles et graves.

 

Prudence donc avant de décider...

_____________________

 

     Ceux et celles qui souhaitent coucher par écrit

     quelques-unes de leurs pensées, réflexions ou encore

exprimer simplement leur talent, ont leur place, ici...

Bonne nouvelle !

100302010522528779

 

 

Quelques "blogguers" ont enfin accepté de

mettre ici leurs textes que vous trouverez

dans la rubrique "Poèmes"...

*

Je précise, qu'à chaque insertion d'oeuvre, je me fais un

devoir d'ajouter le lien du site de l'auteur,

le but demeurant de nous faire mieux connaître,

les uns comme les autres.

 

.

 

 

 

  "De la discussion jaillit la lumière" et,   

"de la lecture, la connaissance s'accroit" 

"par la pensée maitrisée peut venir une certaine grandeur" ....   

 

         

 

Les uns, les unes et les autres nous emportant au delà   

des mesquineries, des douleurs ou des déceptions d'un   

quotidien parfois lourd et difficile... 

*             

Alors, évoquons ensemble ce que nous avons   

de plus beau à partager afin que quelques   

rêves de bien-être parviennent là   

où ils seront attendus...

 

 

 

   *

 

            Animation5

 

 

 

Ceux et celles qui souhaitent s'exprimer ou qui

le font déjà, en affinant ce goût du partage

par le biais de la discussion,

*           dans les rubriques d'adéquates sont les bienvenus

je souhaite leurs témoignages,   ici.


Ceci a pour but de créer un "pont",
un relai, un lien

amical entre vous et moi, nous les adeptes

du net et de l'écriture.

 

 

100302010522528779

*

 

 

 

 

 

 

Merci beaucoup...

 

 

*

 
20 novembre 2014

Les auteurs

 

 

 

 <><><></>

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos trois livres relatent

des histoires vécues,

dépeignant la vie des femmes. 

Ils se lisent indépendamment,

mais aussi

sous forme de "trilogie"

 

Je vous les présente

En Mars 2005 : publication du premier

roman de C. Lévy, écrivain autodidacte.

.

Voici la première page de couverture :

Marine

Marine, vous livre l'histoire

d'un premier amour,

certes, mais plus encore, vous entraîne

dans les méandres d'une passion unissant

Marine et Morgane.

Elles vivent des aventures aux conséquences

innattendues... Un homme va passer...

Nouveaux désirs, chagrins, décisions  incertaines,

bref, des remous !   

L'Amour saura t'il résister ?

 

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Puis,en mars 2006, parution du manuscrit  :

" LE GALET"   d'E.  LE QUERE

Le Galet

 

 

Ce livre ("tranche autobiographique") 

 

 propose une introspection dans le comportement humain

d'une cellule familiale typique (catholique) de l'après-guerre.

Une vision de certaines familles recomposées, avec parfois

des conséquences désastreuses.    

La complexité de l'âme humaine y est évoquée à travers

les protagonistes, avec émotion...

Elle retranscrit une quête d'identité originale, sans concession...

Le lecteur constatera, s'il ne le savait déjà, combien

l'enfance est importante. Nul ne devrait la salir.

Claudine, une enfant compatissante, apprend à ses dépends

que la vie n'est pas toujours "un paradis" .

Qui est-elle ? Trouvera t-elle sa vérité ?

2ytvraj5

 

Maintenant, les deux "plumes" se sont associées et

ont façonné ce roman, véritable hymne à l'amour :

(fin Mars 2006)                 

La Pomme

 

 

En achetant ces livres, vous nous aiderez !

Merci par avance...

080828045944575945

  Les "auteurs" faisant leurs ventes dédicacées dans

les "espaces culturels" afin de se faire connaître !

dinan

 

 

 

 

 

 

 

Malakoff-livre au marché

                Au   marché de Malakoff (92)   

 

Retrouvez nous sur le web :

http://motsetromans.venez.fr

pour toutes comandes de livres, merci.

 

11 mai 2009

Réflexion

Petite mise au point :

 

 

Nos livres ne sont pas "distribués" dans les librairies :

Ils ne peuvent qu'être commandés.

Comment faire ? Il vous suffit de nous en faire la demande,

par mail ou sur ces billets. 

                             Nous prendrons contact avec vous, vous les dédicacerons

personnellement et vous les ferons parvenir à domicile.

livre or- centre

Bien qu'éditées gratuitement, par une prestigieuse maison d'édition française (parisienne),

nous n'en restons pas moins d'illustres inconnues.

C'est pourquoi nous attirons ici votre attention en souhaitant que vous aurez l'envie

ou la curiosité de nous découvrir et de nous lire...

Avec humilité, nous cherchons à faire prendre conscience que tous,

nous pouvons passer par certaines épreuves,

que tous nous avons droit au bonheur, que rien n'est totalement

dû au hasard, et autres pensées de ce type...

*

Babou la bretonne

*

.

A propos... nous avons beaucoup "démarché" et quelques

 

       médias ont commencé  à parler de nous ! C'EST  CHOUETTE !

.

les_écrivains_et_nous_IMGP1938

J'admets  que vous ne réussirez pas à déchiffrer l'article de ce journal !

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Qu'importe. Il a été rédigé par un très aimable journaliste régional breton, de

la rédaction du "Petit Bleu", hebdomadaire de la région dinannaise.

Mon plaisir a été total, lorsque je me suis apperçue qu'il avait pris le temps de

lire mon livre : ses commentaires font état d'évènements qui n'avaient pas été

formulés lors de l'interwiew !

 

dinan

.

*

 

Mon amie a également bénéficié de l'intérêt journalistique, dans une autre

région, la sienne, dans laquelle se déroule, en partie, son histoire :

la Meuse, traversée par une magnifique rivière, l'Ornain, paradis des

pêcheurs à la truite de Bar-le-Duc et de ses environs.

*

(A voir sur la photo de couverture de "Marine, autopsie d'un amour")

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30rryq9                                livre or- centre                             30rryq9

17 décembre 2017

Chronique... Partie 4

Suite....

 

 

Bell Journ

 

 

Chapitre II





Anecdotes un peu comiques en Bretagne.









Un soir, son époux rentra agitant fièrement  un sac qu’il lui avait tendu, expliquant, sur un ton qui n'admettait aucune réplique, ses desiderata :

- Tiens ! Des betteraves rouges. C’est un de mes clients qui me les a données ! Je suis passé pour lui donner sa facture... Bon, il ne me l'a pas payée, une de ses vaches venant de " vêler ": le véto a dû se déplacer... Oui, il tient une ferme… comme je lui disais que j'aimais les betteraves, il m’a répondu, prends-en, allez ! Alors en voilà, fais-les cuire. Et si tu ne sais pas… ben, débrouille-toi ! Cela ne doit pas être très sorcier. Tu me les fais pour demain, j'y compte... Depuis le temps que j’en ai envie !



Pour sûr ! Facile à dire pour un homme qui n'avait qu'à exiger pour être servi. Claudine n’en avait jamais fait cuire. Dans de tels moments, elle maudissait l’absence de patience de sa mère autant que les lacunes de son éducation. Elle n’avait à vrai dire jamais cuisiné : sa mère n’avait pas eu la bonté de lui servir de professeur : pour tout dire elle ne s'intéressait à rien de sa vie. Elle se contentait, puisqu’elle existait, de lui assurer une existence matérielle. Son rôle s’arrêtait à cela : donner un toit à sa fille, un minimum d'éducation, la nourrir et pour le reste, à la grâce de Dieu, comme disaient les "anciens".

A présent, Claudine se trouvait dans ce rôle difficile de maîtresse de maison, totalement inexpérimentée, incompétente. Mais bon, avec un brin de raisonnement et un zeste de bon sens elle allait certainement s’en sortir : après tout, ce n’étaient que des tubercules qui devaient, même si elles étaient plus fermes, se cuisiner comme d’autres, des patates par exemple. Rassurée par sa cogitation, elle prit un faitout, le remplit d’eau salée, y ajouta ses betteraves, une pincée de sel, posa l’ensemble sur le réchaud à gaz deux feux en prévoyant seulement davantage de temps de cuisson que pour de simples pommes de terre. C’est très ferme, une betterave, se dit-elle comme pour se rassurer...

Ils s’étaient mis à table. Lorsque l’eau vint à ébullition, Claudine ralentit la flamme sous le récipient : la cuisson allait se faire doucement pendant leur repas. Ils devisèrent un peu, elle débarrassa, rangea la cuisine cependant que son époux préparait l’emploi du temps du lendemain. L’heure du coucher venue, ils avaient carrément oublié l’existence même de son plat, toujours sur le feu. Ils ne possédaient pas la télévision, leurs soirées finissaient, donc, invariablement selon le même rituel : l’accomplissement du devoir conjugal, puis le sommeil dit réparateur. Ce soir-là, tout se déroula comme d’ordinaire : son seigneur et maître réclama son dû. Elle, pour sa tranquillité, le lui offrit sans rechigner en fermant les yeux, constatant une fois de plus qu’il se souciait vraiment peu de son plaisir, encore moins de ses aspirations profondes : elle n’osait d’ailleurs pas les formuler, ce n’était pas dans son éducation de le concevoir ainsi. Elle s’obligea à réfléchir positivement, en vain.

Sa pensée revenait inéluctablement sur cette question silencieuse, lancinante : n'est-ce que cela faire l'amour ? Et d'autres du même acabit : je croyais pourtant avoir entendu dire que cet acte procurait du plaisir ? Pourquoi ne suis-je pas satisfaite ? Suis-je anormalement constituée ? Elle était certaine que lorsqu’elle serait enceinte, elle assurerait au mieux leur devenir et qu’elle parviendrait à modifier leur vie (plus précisément la sienne), que peut-être cela changerait ses réactions durant leurs actes sexuels. Comblé, son mari s’endormit. Peu après, elle fit enfin de même.

Au milieu de la nuit, tous deux se réveillèrent secoués de fortes quintes de toux ; en ouvrant les yeux, étonnés, ils se découvrirent enrobés d’un voile de fumée opaque, un peu comme lorsqu’il y a un incendie. Qu’est-ce que c’était ? Qu’arrivait-il ? Quelques secondes d’étonnement inquiet les figèrent, puis elle, elle… oh bon sang, elle comprit. Zut, Zut ! Elle avait oublié ses betteraves sur le gaz ! C’était cela sans nul doute. Quelle catastrophe. 

Elle avait formulé à voix haute ses pensées, donc, aussitôt le mari s’empara de suite de la révélation de son erreur, de son imprudence l’invectivant de belle manière. Enfin, il serait plus judicieux de dire qu’il tenta de le faire, car, entre deux quintes de toux, pestant autant qu’elle d’ailleurs sous l’effet de la fumée de plus en plus intense au fur et à mesure qu’ils s’approchaient du foyer de nuisance, ils jurait autant qu’il le pouvait. Ils durent traverser le vestibule péniblement pour ouvrir la porte de la cuisine (les deux pièces principales étaient séparées par un palier où aboutissait l’escalier venant du rez-de-chaussée). En y pénétrant, ils suffoquèrent carrément.

Une horrible odeur de brûlé leur arriva aux narines agressant leur gorge ; ils toussèrent davantage encore. Claudine agitait les mains en tous sens, avec des gestes ridicules, comme si elle avait voulu ou pu écarter, dissiper le nuage. Puis elle s’était rapidement approchée du réchaud et avait fermé le gaz. Entre temps, Maurice avait ouvert tout en grand la fenêtre faisant de même avec les portes de communications. Le nuage agressif se dissipa alors lentement. Une seconde atterrée, la jeune femme put constater l’étendue des dégâts mais, l'instant d'après, devant le spectacle incongru que ses talents de cuisinière ratée avaient provoqué, un fou rire incontrôlable la submergea ! Dans la casserole, les tubercules ressemblaient maintenant à de ridicules cerises noires, toutes petites, carbonisées, collées au fond de quelque chose de rond, qui avait dû être, dans le temps jadis, le fond d'une cocotte. Elle riait, riait. la situation tenait franchement du comique ! Elle était consternée, certes, mais de se repasser le film de leur réveil avec leurs gestes stupides dans la fumée qu’ils prenaient pour du brouillard, tout l’avait conduite à ce constat. A présent elle reluquait les résidus de betteraves, le noir, ce brûlé. Elle riait encore nerveusement, bêtement. Tout était foutu : ça c’était beaucoup moins drôle.

Elle mit l'ensemble à la poubelle. Son compagnon, remis de ses émotions, lui asséna d’emblée une pluie de reproches.

  1. - Bon sang, faut-il que tu sois nulle pour faire ce genre de connerie ! Je n’y crois pas. Tu n’es même pas capable de faire cuire deux betteraves rouges sans risquer de nous asphyxier.

 
Les réflexions et les critiques avaient continué frisant la querelle : sa véhémence n’avait d’égal que sa mauvaise foi. Il ne faisait rien à la maison, ne tentait pas non plus de l’aider dans son difficile apprentissage de la vie quand, en fait, elle n’avait que l’âge de l’insouciance.

Se faire enguirlander ainsi, pour si peu et avec autant de virulence, lui fit de la peine : dans la vie, se disait-elle, seuls les inactifs ne commettent pas d’erreur. Ce n’était pas la fin du monde quand même...

Mais cette fois encore elle n’osa pas l’affronter parce que cela aurait été la source d’un conflit supplémentaire ; elle craignait considérablement les scènes violentes, semblables à celles dont elle avait été le témoin entre sa mère et ses amants de jadis.

Elle baissa la tête, telle une enfant fautive, nettoya énergiquement son matériel sans plus rien ajouter. Quand ils eurent terminé, que les pièces furent suffisamment aérées, ils retournèrent se coucher. Le mari boudait ferme : il lui tourna le dos sans dire un mot ce qui ne la dérangea pas le moins du monde.

Jamais elle n’avait pu oublier ce premier essai culinaire : elle en retira la leçon et commença sa formation en acquérant un livre de recettes. Malgré la hargne dont il fit preuve envers elle au cours des premières années du mariage, ils se remémorèrent souvent cette scène, avec tout le désopilant de la situation, riant à l'unisson.



La conclusion qui s’était imposée à elle impliquait une réaction immédiate : il fallait qu’elle apprenne tout très vite si elle ne voulait pas s’attirer les foudres de cet homme, à chaque instant de sa vie. Pleine de bonne volonté, très amoureuse, elle désirait ardemment réussir son couple. Ces règles-là, et quelques autres du même type, brinquebalantes, s’instaurèrent peu à peu, fondations de leur nouvelle existence.



Claudine, avec son passé difficile, était relativement handicapée pour gérer son quotidien : elle ne savait rien faire à part mettre des épingles nourrices à ses culottes quand l’élastique en était cassée (astuce maternelle de dépannage). Dans ces conditions, comment allait-elle s’y prendre pour donner satisfaction à ce mari exigeant ? Réussiraient-ils à être aussi heureux qu'elle l'avait désiré ?





*



Camping sauvage





Au cours de ses tribulations, Maurice avait fait la connaissance un jeune couple, originaires d'Anjou, qui tenait une station service- café, bien avant la sortie du village : il s'était lié d'amitié avec eux. Maintes fois, ils lui avaient fait savoir que leur famille serait ravie de le recevoir dans leur propriété viticole, accompagné de sa femme. L'idée avait fait son chemin. Ils en discutèrent ensemble lors d’une rencontre en admettant que ce serait l’occasion d’un voyage agréable, à quatre. Ils bloquèrent une date et les deux couples prirent la route de l'Anjou par une belle journée d’été.

Notre jeune couple ne pouvaient pas se permettre de loger à l'hôtel. Ils avaient donc simplement emporté leur tente "canadienne", une de ces fameuses petites tentes à deux places, ancêtre de nos modèles actuels ouvrables en deux temps, trois mouvements. Pour un weekend de trois jours, la toile, un duvet feraient amplement l'affaire à condition d’y ajouter un réchaud à gaz pour préparer leur petit déjeuner. La seule idée du voyage faisait déjà le ravissement de Claudine et de son compagnon, d'autant qu'ils ne connaissaient absolument pas la région. En outre, ils ne prenaient jamais de vacances. Dans ce contexte ce déplacement prenait des allures de voyage de noces, simplement un peu décalé dans le temps.

Le domaine familial de leurs amis était situé à proximité d'un affluent de la Loire. En compagnie des guides qu’étaient les parents du couple ils visitèrent d’abord la verdoyante campagne, écrin du fleuve nonchalant, puis ils parcoururent les grands espaces viticoles alentours. Les Angevins avaient souhaité cette balade représentative au vu du court séjour de leurs deux visiteurs bretons. Avant de retourner chez leurs hôtes pour le repas de la soirée, nos jeunes se rendirent à une adresse précise communiquée par leurs amis vignerons : à cet endroit, les propriétaires étaient susceptibles de leur octroyer l’autorisation de planter la tente sur leur terrain, à quelques pas de la rivière. Ils trouvèrent facilement et obtinrent, sans difficulté, l'autorisation de s'installer à leur goût dans un champ attenant qu'ils avaient repéré. Le coin était vraiment ravissant : un grand pré rien que pour eux, plein de pommiers et autres arbres fruitiers, de délicieuses petites fleurs, des mûriers sur les talus avec, en contrebas, une délicieuse rivière. Quel plaisir de bivouaquer dans de telles conditions !

Vint alors le moment de camper la tente, préparer leurs effets pour le lendemain (café et vêtements de rechange), remonter la fermeture éclair de la toile afin de tout mettre à l’abri. Ils reprirent ensuite la route afin de rejoindre leurs amis anciens et récents.

La soirée commença par la traditionnelle visite des caves. Dehors, le soleil était toujours très haut dans le ciel. Quand ils entrèrent dans les sous-sols, Claudine ne vit carrément plus rien. Il lui fallut un bon moment pour s'adapter au changement de luminosité. Pas gêné apparemment, Maurice avait déjà commencé à déguster du rosé tandis qu'elle se sentait ivre rien qu'à respirer les effluves provenant des fûts d'alcool. Les conversations allaient bon train : fabrication des barils ou des fûts, le cerclage, la récolte du raisin, le pressage et tout le processus de vinification etc. le tout entrecoupé de dégustations ! Bref, la soirée fut chaude sur tous les plans et ils rentrèrent, tardivement, la nuit venue, au "radar" avouons-le, pour sombrer rapidement dans un profond sommeil dès qu’ils furent couchés !



Quelques heures plus tard...

- Mauri-i-i-ice !



Claudine hurlait ! Elle se tenait à demi-assise, les pieds légèrement passés sous la fermeture éclair de la tente, à l’extérieur : elle arborait un air terrifié !

- Y'a une bête qui essaye de me "bouffer" les pieds ! Fais donc quelque chose, voyons ! S’il-te-plaît, grouille, grouille !



Mais Maurice avait "la gueule de bois". Il lui fallut donc un certain temps avant d’émerger, réagir, se lever et aller vers les pieds de son épouse afin de voir ce qui se tramait. Lentement, avec circonspection, il commença à remonter la fermeture puis un grand rire fusa qui laissa Claudine perplexe :

- Idiote, va ! Ce n'est qu'une vache ! Elle devait trouver très agréable de te laver les pieds, surtout avec une langue comme ça ! T'es pourtant pas une fille de la ville pour hurler ainsi. Ah, je ne vais pas de sitôt oublier ta tête, non ; si tu t'étais vue, trop drôle !



Maintenant tous deux riaient. Les vaches du fermier paissaient couramment dans ce pré. Quelques-unes étaient venues alentour, curieuses de ces choses fortement inhabituelles et étranges, humaines qui se trouvaient dans leur décor. Ils les chassèrent en faisant du bruit puis décidèrent d'aller piquer une tête dans la rivière en guise de toilette matinale. Ensuite, convenablement vêtus ils reprirent le chemin du domaine viticole pour rejoindre leurs amis. La mésaventure du petit matin révélée, la jeune invitée fut la proie des moqueries de l’assemblée .

La journée se déroula plaisamment, ponctuée de nouvelles visites, d’autres rencontres et tous posèrent pour quelques photos–souvenirs.

Claudine était contente : elle avait pu mémoriser un "bon moment" passé en compagnie de son ex-mari.







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Les conditions d'existence de Claudine évoluent. Cette femme, parallèlement témoin d’événements divers et variés, de plus ou moindre importance en connaîtra beaucoup au cours des années à venir, fertiles en découvertes de tous ordres et, outre sa vie des plus intéressante, elle est à elle seule une magnifique carte postale.

Il y avait eu les maisons aux sols de terre battue qui devinrent plancher, n’ayant d’autre chauffage que la cheminée. La cuisinière fonctionnant au bois, puis au charbon fut remplacée par le réchaud à gaz. La lampe à pétrole céda la place à l'électricité. Les lessives faites à la rivière ou au lavoir, les genoux enfoncés dans la paille de la caisse à laver, passeront dans la lessiveuse en inox. Puis arrivera le règne de la machine à laver mais, à ses débuts, elle ne fera pas de suite la fonction essorage et ne pourra qu’agiter, à cuve ouverte, le linge sale. Dans un premier temps, pour y arriver les ménagères passeront le-dit linge entre deux rouleaux parallèles actionnés à la main par une manivelle. Quand la modernisation de cet ensemble va prendre tournure, les deux actions se feront de pair dans un assemblage compacte pour arriver à ce que nous connaissons entièrement automatisé et mu par l’électronique.

La radio, alors dénommée TSF, avec son poste à galène, ses lampes triodes, se dota de transistors. La télévision débarqua, révolutionnant les médias : d’abord équipée de tube cathodique, diffusant les émissions en noir et blanc, elle va connaître l’avènement de la couleur, en mille neuf cent cinquante et un, grâce au procédé CBS puis en mille neuf cent soixante deux le satellite Telstar va ouvrir la porte à d’autres avancées technologiques.

Elle n'a pas encore conscience de vivre à une époque extraordinaire : celle de toutes les avancées technologiques.

Autre exemple : Lorsque sa mère était employée comme « journalier » dans les fermes, elle avait assisté aux travaux de labour, de fanage, de moisson... elle avait vu, là encore, les objets, les machines se transformer tels que ceux nécessaires aux moissons, les plus spectaculaires : pour récolter le blé, jadis il ne fallait rien moins que trois engins et trente ans plus tard un seul fera le travail, complètement automatisé !

Adieu, le glanage, les liens de paille et la joie des enfants quand ils partaient, juchés sur les balles de paille en direction de la ferme ! Bye bye les grandes tablées prises en commun à la fin des travaux des champs, l’été enfui !

Devenue une ancienne toute ridée, elle aimera se souvenir de tous ces acteurs, chanteurs de la belle époque, tels les Belmondo, Gérard Philippe, Bourvil, Gabin, Michel Simon, Romy Schneider et autres. Elle fredonnera encore d'une voix mal assurée les refrains des musiques de Goldman, Ferré, Aznavour, Dalida, mais aussi de plus anciens comme, Léo Marjane, Fréhel, Rina Ketty, Mireille, Jean Sablon, Aristide Bruant et Vincent Scotto pour ne citer que ceux-là, la liste serait si longue ! De nos jours, ils ont laissé la place à Stromaë, Jennifer, Grand corps malade et autres.









*



 

 

 



 

 

 

Bonheur2



Toutes les images ajoutées en "décoration", sont mes créations PSP.

 

 

 

 

 

22 mai 2015

Expertise 1

 

Avril-Mai 2015 

 

J'ai tellement maigri que je fais des malaises hypoglicémiques.

Il faut me poser une sonde afin de m'alimenter...

 

 

la sonde-avril 2

 

 

 

 

 

 

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Première expertise médicale après le bypass.

 

17 Février 2015

 

 

IMG_2460 flouttée

 

 

Voici un "échantillonnage" des documents collectés et triés, que je vais emporter

à cette expertise, à Tours avec, en plus, tous les clichés

radiologiques couvrant la période pendant et après l'opération.

Au lieu d' une amélioration dans mon état général,

nous constatons une détérioration progressive puisque je continue

de maigrir : je ne parviens pas à stabiliser mon poids...

 

 30rryq9

 

 

 

 

 

Me voici 2 ans après l'intervention et avant les dernières complications.

 

IMG_3177

 

 

Je fais 53 kilos pour une taille de 169 cms qui se sont

"tassés" à 166 cms... J'ai l'apparence d'une grande "gigue" frippée !

 

Je vais tenter de vous raconter comment s'est passé ce jour d'expertise.

 

 

30rryq9

 

 

 

L'heure du rendez-vous, près des ascenseurs en compagnie de mon amie...

A nos pieds, un énorme sac contenant toute la documentation relative

à mon intervention, jusqu'à ce jour. Nous attendons...

Nous voyons sortir des personnes familières dont le regard glisse sur moi

sans m'accorder la moindre attention : ces personnes ne m'ont pas reconnue.

 

Mais moi, j'ai bien vu le chirurgien qui m'a opérée, le gastrologue, auteur des dilatations.

Ils étaient accompagnés d'inconnus... Ils sont repartis et nous, nous attendons toujours...

 

Une femme de l'hôpital s'est inquiétée de savoir si nous venions pour

une expertise ou pas. Après ma réponse affirmative, elle nous demande de la suivre

car nous ne sommes pas au bon endroit : la réunion a lieu à un autre étage...

 

J'arrive la dernière dans la salle d'expertise et je réalise

à quel point je suis seule (nous avec mon amie) ! Devant nous, autour des tables

il y a une douzaine de personnes : j'ai l'impression d'être au banc des accusés !

 

 

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Les regards convergent tous vers moi ; je lis de la stupeur,

de l'étonnement, de l'effarement puis une sorte d'incrédulité sur leurs visages.

En bout du "U" que nous formons (assis autour des tables) se tient l'expert.

Heureusement pour moi, cet homme est doté d'une grande empathie :

cela va "alléger" un peu ces pénibles moments car l'audience va durer 2 H 30.

 

 

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L'expert (commis à la demande de l'association que j'ai sollicitée)

se présente et demande à tous les participants d'en faire autant.

Le chirurgien, le gastro entérologue, un représentant de la clinique, un autre de

l'hôpital auquel est rattaché cette clinique, tous sont là avec avocat et assureurs,

mais aussi avec les avoicats des dits assureurs !

Il m'explique aussi que tout le monde va devoir être en accord sur tout

ce qui va se dire, soit me concernant ou concernant les actes chirurgicaux et autres, 

l'engagement de quelque responsabilité que ce soit ou pas, de l'une ou

l'autre des parties ou pas : Il va être défini si oui ou non je suis "victime" de

quelque chose et si la réponse est positive, il sera décrit en quoi et de quelle manière.

Cette réunion ne peut être en relation qu'avec mon intervention, ses conséquences

et rien que cela, par son intermédiaire seulement puis il rédigera son rapport.

 

Bon sang ! J'ai un de ces tracs ! Je suis devant des personnes éminentes,

instruites, occuppant des postes importants et qui tiennent ma destiné

(enfin ce qu'il en reste) entre leurs mains ! Cela fiche la trouille !

 

 

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Voici ce que je suis devenue : comme à la sortie des camps de concentration !

 

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Pendant 2 heures trente, mon "aventure" va être déballée, disséquée, contredite

examinée à la loupe, rendue publique dans les moindres détails

(excepté l'examen médical corporel, dans une chambre réservée, à part)

ma parole va être mise en doute par certains, reconnue par d'autres,

Je vais "craquer", me ressaisir, expliquer encore et encore, puis

les questions-réponses se suivant, nous allons arriver à la lecture

d'un autre type de questions : y a t'il eu "faute", erreur,

enchaînement de circonstances etc ?

 

Au fur et à mesure des réponses, pour la majorité positives, va suivre un énoncé

de barème : degré et taux d'invalidité, de préjudice moral, physique,

etc. et qui vont être quantifiés...

 

 

Je n'y comprends pas grand chose mais je patiente, continuant à répondre,

à "entendre", à expliquer... Je sais simplement ceci :

Quelqu'un a dit, reconnu que j'étais bien une "victime" et qui plus est, "indemnisable"!

 

Je n'en crois pas mes oreilles... J'ai tellement eu l'impression d'être coupable...

Coupable de tellement souffrir que ça me rendait "invivable"...

Coupable de ne pas permettre à ceux qui m'étaient proches, de pouvoir vivre

normalement ; coupable de ne pas être capable de passer à autre chose...

Coupable d'avoir "les nerfs", d'être irracible, impatiente, de devenir "méchante" !

 

Mais comment ne pas être tout ça quand on souffre à ce point ?

Comment demeurer ce que l'on devrait être lorsqu'on a atteint les limites

du supportable ? Moi, pendant que ma vie partait en lambeaux,

je n'entendais plus rien d'autre que mon intolérable douleur : j'étais sourde aux autres !

 

Sourde, certes... mais pas "coupable"...

 

 

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Rien ne me rendra "ma Vie", non, rien ! C'est fait, fini, terminé.

C'est exactement comme si après avoir été violée, l'on m'ôtait enfin

toute responsabilité, toute implication !

Je ne suis pas coupable mais victime et tous l'ont admis et redconnu !

 

Puis il va y avoir un "après"... que sera t'il ?

 

 

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Nous avons reçu le rapport d'expertise environ 2 mois plus tard.

La déception est totale : où est passée l'empathie dont j'ai reçu le témoignage ?

Adieu la "compassion", la compréhension, le soutien et le éconfort...

Envolés ! Certains faits et "dires" de cette fameuse cession d'expetise sont

bien mentionnés mais avec certaines subtilités de langage qui permettent de

tout interpréter différemment.

Le plus important à retenir de ces 48 pages de compte-rendu deleure

le fait que personne n'est responsable de mon état actuel !

En fait, pour résumer, c'est la "faute à pas-de-chance" !

Certes, il est dit qu'il st gravement anormal que j'ai fait mon choc septique,

que je ne suis pas responsable, moi, de ce qui est arrivé (heureusement encore)

que ma vie est bien "fichue", qu'il y a préjudice moral, esthétique, etc.

mais dont personne n'est tenu responsable, juste le "hasard"...

Hors, mon amie avait enregistré la totalité de l'entetien avec son portable

et enfin, j'ai pu le mettre sur mon ordinateur.

Nous l'avins ré-écouté, surtout le passage durant lequel l'expert interroge

mon x-chirurgien sur le pourquoi et le comment de sa décision d'opérer.

Il lui répond qu'il a "pensé" que sa décision allait être la meilleure pour moi

même s'il n'avait fait cela que 2 fois auparavant...

Il affirme aussi avoir conservé mon estomac (en état, or cela n'est

pas mentionné dans le apport final) et l'avoir court-circuité.

On entend l'expert le mettre en cause pour avoir pris la mauvaise solution

(pas mentionné non plus dans le rapport)

L'expert, enfin, affirme qu'il a mis ma vie en danger en ne démontant pas

ma précédente opération, à savoir, celle de la hernie hiatale, pour

faire son by-pass, ce qui, selon lui, était une faute !

Rien de ces faits enregistrés ne figure dans le rapport d'expertise.

On y parle seulement de faits "anodins" et de jours d'invalidité temporaire

et définitifs. Seuls, ces derniers vont peut-être (mais suis septique)

de voir mon dossier retenu par l'ONIAM pour indemnisation.

 

Au final, mon amie et moi, nous posons cette question :

A quoi servent ces organismes puisque si leur but "annoncé"

qui est de venir en aide aux victimes, ne le font pas...

Et non, les experts sont commis par ces organismes, travaillent pour eux

et sont de parti pris (aucune impartialité) :

il suffit d'écouter mon enregistrement et de comparer avec le rapport

pour en être convaincu !

 

La CCI travaille conjointement avec l'ONIAM, les chirurgiens sont solidaires

et leurs avocats sont experts pour nous embrouillers si nous n'en possédons pas.

Certes, tout ça est gratuit, mais il est si cruel de laisser croire aux victimes

qu'elles seront aidées alors qu'il n'en sera jamais rien...

 

Je crie "scandale" ! Tout ces gens, nous les payons avec nos impôts...

 

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28 Mai 2015 : Rennes

 

 

Nous nous sommes rendus à la seconde commission, celle où

la CCI doit décider si mon dossier est ou non "recevable" pour indemnisation.

J'ai rencontré un peu avant une avocate. Grâce à ses conseils, j'ai défendu

davantage ma cause, mais ai-je été comprise ?

Résultat : le compte-rendu stipule que nous devons aller en contre expertise !

La date n'est pas fixée seul le lieu : ce sera à Lanester.

 

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19 janvier 2015

Dinan 1980-1990

 

 

 

 

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Un extrait de l'émission "En flânant à Dinan" présenté par Roger Gicquel.
Tourné et diffusé en 1993 sur France 3.

 

 

 

 

 


Dans cet extrait, l'ex-présentateur vedette du 20 h de TF1, parcourt les ruelles de la ville

avec Yves Castel guide touristique.

 

 

 

 

Le chateau, le jardin anglais, l'église St. Sauveur, la place des Cordeliers,

le Jerzual, la tour de l'horloge...


La Place des Merciers :

les habitations représentent 5 siècles de techniques différentes de construction

 

 

 

 

 

 

A Léhon, tournage d'un film tiré du roman de Bernard Clavel

 

"Les colonnes du ciel", tourné en 1980 pour le moment durant lequel

j'ai joué mon bref moment de figuration !

 

 

 

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L'abbaye de saint Magloire a servi de décors pour certaines scènes.

Les figurants, pour la plupart chômeurs recrutés à l'ANPE (à l'époque)

se changeaient dans le grenier...

Je me suis, ainsi, retrouvée transformée en "mère supérieure" !

 

Bab figurante

 

 

 

En action dans le film que je n'ai jamais vu !

 

 

figuration 1983

 

 

 

 

 

 

 

25 novembre 2015

Les portes de Saint-Malo

 

A Saint Malo 

 

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Un peu d'histoire...

 

L'histoire de Saint-Malo remonte à l'Antiquité, où cette région correspond à l'ancien centre maritime du peuple gaulois des Coriosolites, installé à la cité d'Aleth (actuel quartier de Saint-Servan).

Saint-Malo a été fondé sur un rocher, le lieu fut d'abord un lieu d'hermitage, Mac Law, le fondateur de Saint-Malo, s'établira sur le rocher et fera transformer l'ancien prétoire des légionnaires romains en lieu de culte.
Saint-Malo tire son nom du moine breton Maclow, Maclou ou Malo originaire du pays de Gwent (Pays de Galles). 

 

L'histoire des fortifications de Saint-Malo est particulièrement riche.

1) La cité ne se développe qu'au XIIème siècle. Les fortifications sont d'époque médiévale. Saint-Malo fut l'objet de multiples convoitises. Sous le règne de la Duchesse Anne, la ville entourée de remparts était déjà une forteresse. A l'époque de Jacques Cartier, les fortifications de Saint-Malo vont se développer.

Les XVIIème et XVIIIème siècles marquent une période de grande prospérité grâce au commerce : la cité se renforce.

 

Vauban construit de nouveaux remparts, saupoudre la baie de nombreux forts pour rendre le port imprenable.

Ces fortifications aideront aux échecs du débarquement anglais, en juin et septembre 1758,

lors de la bataille de Saint-Cast.

 

C'est avec la découverte des Amériques et le développement des échanges avec les Indes que

Saint-Malo prend son envol et s'enrichit considérablement.

La ville proclamera même pendant quatre ans son indépendance.

Les armateurs deviennent plus nombreux et des personnages de cette époque font la renommée de la ville,

Jacques Cartier découvre le Canada, les corsaires harcèlent les marines marchandes et militaires,

tels Duguay-Trouin, puis un peu plus tard Surcouf.

D'autres s'illustrent dans la science, tel Maupertuis, ou dans les lettres et la politique comme Chateaubriand.

 

 

 

Les armateurs se font construire des demeures particulières appelées Malouinières.

Zoom

 

Avec 218 expéditions négrières aux 17 et 18e siècles Saint Malo figure au 5ème rang des ports français.

L'apogée de Saint-Malo se termine à la Révolution française qui ne l'épargne pas.

Saint-Malo continue ensuite de développer la pêche, notamment pour Terre-Neuve.

 

À la fin du XIXe et au XXe siècle, Saint-Malo développe le tourisme, notamment grâce à ses plages.

 La halle s’orne à l’entrée d’une sculpture dénommée L’Orbiche et

qui représente une roussette ou chien de mer, en forme de petit requin.

Elle a été restaurée en 2006.

 

 

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La charpente intérieure, évoquant celle d’une chapelle bretonne, est également

sculptée en forme de poisson avec une stylisation géométrique simple soulignée de noir.

Tout autour de la construction, les poutres qui surmontent les étals des marchands sont gravées

d’une inscription en forme de quatrain humoristique :


L A   M E R    N O U S   P O R T E
L A   M A R E E   N O U S   D E P O R T E
L E   P E C H E U R   N O U S   E M P O R T E
C ‘E S T   I C I   Q U’ I L   M’ A P P O R T E”

 

 

Dans la niche d’un immeuble formant l’angle de la place avec la rue des Merciers figure une reproduction

d’une sculpture retrouvée en ce lieu en 1944 représentant La Moune

(ou guenon tenant un enfant dans ses bras)

 

 

 

 

Depuis la Porte Saint-Thomas, partez à l'assaut de Saint-Malo et de ses remparts.

Progressez à votre rythme et découvrez la tour Bidouane, une ancienne poudrière, le bastion de la Hollande,

la Grand'Porte et ses deux tours à mâchicoulis, et enfin la porte Saint-Vincent.

Principale entrée de la ville, cette porte date du début du XVIIIe siècle.

 

 

 

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Ses armoiries :

 

 

 

 

Les devises: 1 - Au Moyen-Age: "Cave carven" (prends garde au chien) en référence aux dogues lâchés la nuit dans la ville et sur la grève.

 

 

 

 

L'hermine, symbole des remparts, marche sur la herse, symbole de la ville.

 

 

2 - "Semper Fidelis" (toujours fidèles), symbolisé par les armoiries par la présence de l'hermine.

Fidélité réciproque de la ville envers soi et ses habitants.

 

 

 

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3 - "Ni Français, ni Breton, Malouin suis, Malouin je reste."

D'origine floue, on ne peut s'empêcher de penser à la République malouine de 1590 à 1594.

 

 

 

 

 

 

 

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Le château a été construit par les ducs de Bretagne puis aménagé et modernisé

par Siméon Garangeau, disciple de Vauban.

 

 

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Son donjon abrite le musée d'Histoire de la Ville et du Pays Malouin

 

 

 

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Faisons un peu d'histoire autour de ses portes. 

 

 

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Saint Malo compte 8 portes :

 

La grande porte,

- St Louis,

- St Thomas ,

- Dinan,

- St Vincent,

- St Pierre,

- Les Bés,

- Champs-Vauvert.

 

 

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"La plus ancienne porte de la cité"

 

 

Elle est composée de deux tours et d’une plate forme de tir portée par des machicoulis à quadruple ressaut (caractéristique de la deuxième moitié du 15ème siècle).

 A l’origine, les bateaux venaient s’y amarrer pour faire transiter les marchandises en provenance des mers du Sud, de la Chine et de l’Arabie pour rejoindre les entrepôts des hôtels particuliers des armateurs corsaires.

 

 

En 1575, la municipalité décide d'établir dans la tour surmontant alors la porte une cloche destinée à avertir les habitants de l'heure de la fermeture de cette entrée principale de la ville.

Cette sonnerie, qui se fait à 10 heures le soir, prend le nom de « Noguette ».

Ce nom a été donné, ensuite, à la cloche. C'est à cette heure précise que les chiennetiers lâchaient à l'extérieur de la ville la meute des chiens du guet, qui n'était ramenée à son chenil que le lendemain matin.

Elle est dominée par une statue de la Vierge à l’Enfant, Notre Dame de la Grand’porte,

protectrice de la Cité Malouine.

Selon une légende remontant au Moyen-âge, cette statue aurait été trouvée,

flottant au large de Saint-Malo et ramenée dans la cité.

Ce que vous pouvez voir aujourd’hui est une copie dont l’original est précieusement

conservé dans la Cathédrale Saint Vincent.  

 

 

 

 

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Vue de l'intérieur des murs...

 

 

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Sur le flan droit de la porte St Vincent :

 

 

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le chateau de St. Malo, l'esplanade...

 

 

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  "Aujourd’hui, la porte St Vincent est l'entrée principale de la ville"

 

 

Cette porte fut construite en 1708.

Deux écussons apparaissent sur la façade de la porte portant le nom

du diacre martyrisé en Espagne au 6ème siècle :


- A gauche, les armoiries de la Ville

(la herse surmontée de l’hermine des ducs de Bretagne)


- A droite, il symbolise le Duché de Bretagne.

 

 

Les remparts furent restaurés aux 15ème et 16ème siècle et divers ouvrages fortifiés y furent ajoutés

au 17ème siècle après qu'un incendie eut ravagé la ville en 1661.

 

 

 

 

 

 

 

A l'intérieur des murs, les imposantes maisons d'armateurs entourent la cathédrale Saint-Vincent.

 

 

 

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La porte Saint Louis

 

 

 

 

La Porte Saint Louis, ainsi nommée en l'honneur du Roi Louis XIV,

fait face à l'actuel bassin Vauban.

Elle fut percée dans la courtine lors du troisième accroissement de 1721,

n'a été ouverte qu'en 1874 pour rapprocher du port le quartier de la rue de Toulouse,

la plus longue des rues de l'intra-muros.

Elle permettait ainsi de faciliter l'accès des passagers anglais, débarquaient alors

sur le quai Saint-Louis.

 

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Voici la porte des Bés

 

 

La porte des Bés a été ouverte dans la tour Notre Dame en 1757.


De cet endroit on peut se rendre sur les ilots des Bés, le petit Bé et le Grand Bé

en tenant compte des marées et de la météo.


Sur le Grand Bé, vous pourrez voir le tombeau de Chateaubriand.


Le Petit Bé est surplombé d'un fort, construit par Vauban entre 1689 et 1710.


C'est aujourd'hui une île privée, et si le drapeau bleu blanc rouge est hissé,

vous saurez que le propriétaire y est présent.

Cette ile peut se visiter.

 

 

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C'est aussi, sur les remparts un point de vue splendide...

 

 

 

 

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La porte de Dinan : son port...

 

 

 

Porte de Dinan


La porte de Dinan fut construite en 1714 lors des travaux du second accroissement.
Elle remplaça alors l’ancienne poterne de Brevet qui servait autrefois de sortie
du côté sud de l’enceinte primitive de la ville.

Elle fut dénommée aussi porte de la Marine car les bureaux de
la Marine se trouvaient au rez-de-chaussée de l’immeuble situé à gauche de la porte en entrant
(1, rue Saint-Philippe).
Le célèbre corsaire Robert Surcouf (Saint-Malo, 1773 – 1827) habita également après son mariage
en 1801 cet ancien hôtel dont les façades ont été reconstruites à l’identique après 1944.
Saint-Malo aujourd'hui - La Cale de Dinan et la jetée du Môle

Le passage très fréquent des bateaux qui descendaient la Rance depuis Dinan pour ravitailler
Saint-Malo a donné le nom de cette première ville à la porte et au quai.
Ce dernier fut étendu en 1838 jusqu’aux bastions Saint-Louis et Saint-Philippe.

Le môle des Noires sur lequel il s’appuie doit son nom aux rochers appelés les Noires, situés à son emplacement.
Achevé en 1839, ce môle fut prolongé jusqu’à 520 mètres en 1933 et reconstruit après 1944.
Plage du Môle 2 - Saint-Malo

Entre les quais et Saint-Servan, qui fait partie depuis 1967 de la ville de Saint-Malo, se trouvent l’écluse,
qui permet l’accès des navires dans les bassins, la cale sèche de réparation et la gare maritime du Naye.
Une voie de circulation avec ponts mobiles relie désormais  directement Saint-Malo intra-muros à Saint-Servan

 

 

Le port et les écluses, vues depuis St. Servan.

 

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La "Porte de Dinan", ouverte en 1714, est plus récente que les autres portes.

Elle donne accès à l'embarcadère des vedettes qui font la navette entre

Saint Malo, Dinard, Dinan, le Cap Fréhel et l'ile de Cézambre.

Ancienne porte de la Marine, on la nommait également " Porte de l'Evêque ",

car la tradition voulait que les évêques de St Malo arrivent dans la cité malouine par cette porte.

 

 

 

Elle permet aussi d'accéder au Môle des Noires.

 

 

 

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Le Fort National

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 Encore de l'histoire...

 François-René, vicomte de Chateaubriand, né à Saint-Malo le 4 septembre 1768 et mort à Paris le 4 juillet 1848,

est un écrivain romantique et homme politique français.

 

 

 

Il est considéré comme l'une des figures centrales du romantisme français et de la littérature française en général.

 

 

 

 

 

Ecrivain, traducteur, ministre des affaires étrangères, ambassadeur, né sous la Royauté,

mort à 79 ans sous la IIème République.

Sa tombe est sur le rocher du Grand Bé.

 

La Tombe de Chateaubriand 

 

 

 

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L'HISTOIRE DES DOGUES DE SAINT-MALO


Jadis, la cité malouine était protégée par une meute de dogues lâchée à la nuit tombée

sur la grève entourant les remparts.


Le port était en effet plus vaste que de nos jours, et à marée basse, les bateaux restaient échoués

jusqu'à la marée suivante ; leurs cargaisons faisaient une proie tentante pour les voleurs.

Les habitants étaient prévenus que les portes allaient fermer et les chiens être libérés par la cloche

de la cathédrale ; le matin, une trompette prévenait qu'on les avait rentrés.

Les chiens étaient entretenus par une taxe communale, le « droit de chiennage », et des « chiennetiers »

étaient chargés de les nourrir, les dresser, les lâcher le soir et les enfermer le matin dans leur chenil.

Celui-ci, situé d'abord près de la porte Saint-Thomas, a été déplacé au Bastion de la Hollande lors

de sa construction en 1674. Les chiens du guet auraient inspiré la chanson populaire,

« Bon voyage, Monsieur du Mollet, A Saint-Malo débarquez sans naufrage »,

allusion aux mollets que les chiens étaient susceptibles de mordre.

 

 

LE DÉBUT ET LA FIN DE L'UTILISATION

DES DOGUES DE SAINT-MALO.

 

 

La pratique est réputée avoir été instaurée au Moyen Âge ; elle est citée en tout cas

dans un édit de 1513 de la duchesse et reine de France Anne de Bretagne qui réserve

l'institution des portiers et le choix des « chiens dogues » à l'autorité royale.

(Leur nombre originairement fixé à vingt-quatre, puis à douze, remonta plus tard à quinze.)


Elle cessa en mars 1770 où les chiens tuèrent un jeune officier de marine, Ansquer de Kerouatz,

qui tentait de rentrer dans la ville en traversant le port à marée basse après avoir rendu

visite à sa fiancée de la ville voisine de Saint-Servan ; la municipalité décida alors de les éliminer.

Sur les armoiries de la ville, les dogues continuent de figurer.

 

 

 

 

29 avril 2015

Beauté...

 

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Un peu de beauté, de douceur, de pureté

Une touche de bonheur...

Cette vidéo, superbe, mérite un regard pour trouver

l'apaisement, la sérénité, la Vie dans son authenticité.

 

 

 

(remember to breathe) - Travel Alberta, Canada

 

 Voilà quelque chose de plus éloquent qu'un grand discours...

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Bonne fin de journée.

 

 

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30 septembre 2013

Recette de flan

Recette :

Flan aux Oeufs de Grand-Mère

 

 

Difficulté : Facile

Temps de préparation : 40 minutes

Temps de cuisson : 15 minutes

Nb de personnes : 6

 

 

Ingrédients :

- 1 litre de lait

- 200 g de sucre

- 7 oeufs

- 1 gousse de vanille ou

1 sachet de sucre vanillé

 

 

Préparation :

Portez à ébullition le lait et la gousse de vanille fendue en deux dans le sens de la longueur.

Laissez refroidir et infuser la vanille 30 mn.

Dans un saladier, mélangez énergiquement le sucre avec les oeufs puis versez le lait tiède.

Versez la préparation dans un plat à four.

Laissez cuire le flan aux oeufs à four moyen (160°C / thermostat 5) 15 à 20 mn.

12 février 2016

Gâteau moelleux au chocolat et poudre d'amande

                                         

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                                          Gâteau au chocolat de ma belle-soeur

 

 


  - 4 œufs 
  - 80 g de sucre en poudre 
  - 200 g de chocolat ( noir/praline/lait, selon le goût )
  - 50 g de farine 
  + 50 g de maïzena 
  - 4 cuillerées à soupe de poudre d'amande (en option)
  + 1 sachet de levure chimique
  - 100 g de beurre


    Préparation :


  1) Séparer les blancs des jaunes. Monter les blancs en neige et les réserver.
 

  2) Faire fondre le chocolat et le beurre (séparément, au bain-marie de préférence) 
 3) Battre les jaunes avec le sucre, jusqu'à ce que le mélange "blanchisse" et verser le chocolat fondu dessus puis,
 

  4) Verser le beurre fondu et mélanger.
  5) Ajouter la farine, la levure (+ poudre d'amandes) et mélanger à nouveau 
 

  6) Reprendre les blancs en neige et les incorporer à la préparation.


Si vous en avez envie, parsemez des amandes effilées. 
Mettre à cuire à 160 ou 180° selon votre four, cuire 20 min (environ). 
Moi, je l'ai mis au four, non ventilé, à 160° pendant 25 mn...

 

Bon appétit !

5 décembre 2007

un autre...

       Et cette autre , écrit il y a fort longtemps...

            *

                    c_notes

              Regards sans concession.

               Quand mon regard

                 Croise dans la glace

                    Mon extérieur bizarre

                              Chromosomes de nulle part,

                     La nature a, pour moi,

                   Un goût de dérapage.

                                   Fille ou garçon, est mon image

               Aux yeux des autres,

               Quelle importance :

                         L'obésité est mon bagage,

                                 Lourd fardeau d'un héritage.

              Canon de la beauté

             Jamais je ne serai

                             Même si je croyais aux fées

                             Qui jamais ne sont passées

                            Sur mon berceau d’enfant,

            Un matin, oublié.

                              Le soleil est dans mon cœur

                                 Malgré cette vile plaisanterie

                               Il m’a donné joie et bonheur

                    Pour embrasser la vie.

                                 *

                            

                                    

                                        *

                           Quelle que soit son apparence ou ses conditions de

                             vie, tout être a droit au bonheur...

                                 encore faut-il le vouloir...


                             Il faut avoir le courage d'aimer, non seulement avec

                               son coeur, mais également avec son âme...

                                         pour ne jamais regretter.... 

 

17 novembre 2014

Racines

 

 

Bonjour,   à vous qui passez  sur notre page.

 

.

 

Il est un lieu magique enfoui au tréfonds de mes souvenirs...

 

Est-ce la représentation idyllique de ce port d'attache

 

près duquel certains rêvent de pouvoir poser leurs valises ?

 

Qui peut dire ?

 

 

Mais, sans nul doute, je songe à ce petit "havre de paix"

 

qui serait situé quelque part, en terre bretonne... 

 

Bretagne magique, lieu ancestral de légendes,

 

de chants et de dances.

 

  Dieu m'est témoin que tu me manques énormément...   

 

Je songe à tes forêts dans lesquelles

 

quelques elfes taquinent

 

les promeneurs solitaires, la nuit, à tes phares 

 

qui narguent les tempêtes et guident les bateaux en péril,

 

à tes côtes  escarpées qui entourent de si belles plages...

 

 

Oui, tu me manques !

 

 

Dinan, vu depuis la promenade du "jardin anglais"

 

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Pour le moment l'hiver nous inflige ses bourrasques.

 

Voici donc quelques fleurs pour égayer nos

 

journées maussades.

  

bel Journ anim

 

 

Fleur parmi les fleurs...

 

 

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Belle journée à vous et merci de votre visite. 

 

q4cd9ngy

 

 

 

 

3 décembre 2007

Poème

     Voilà, je vais laisser la place à Cathy...

          Elle écrit également des poèmes, selon les circonstances,

   ses humeurs, les êtres...

****


        Ce texte est dédié à un être cher... Souvenir....


      J'ai choisi celui-ci parce que, par exemple,

     une maman qui n'est plus, même si ses rêves

       étaient utopiques, l'on ne peut s'en souvenir

qu'avec amour et nostalgie.

     "Elle" n'a pu réaliser ses rêves intimes,

devenir une chanteuse...

mais, à présent, qui sait ?

            *

                                 

*

                               TES VINGT ANS ME FONT MAL.

    Tes vingt ans me font mal.

    Je les aime et pourtant      

   Ils me rappellent trop      

    La longue fuite du temps.

    Tes vingt ans me font mal.

   Me déchirent et pourtant,

    Ils distillent en mon cœur

Un regain de printemps.

  Pourquoi, Dame La Vie,

Si riche d’expérience   

Ne nous donnes-tu pas

    Le choix à la naissance ?

  Certains ont le bonheur

D’avoir eu du talent    

    Et de sortir vainqueurs   

  De cette foire immense   

         D’autres ont la bonne étoile

Au départ, avec eux.    

      Mais au cours de la vie,   

Perdent tout à ce jeu.   

Pourquoi Dame la vie 

Si bonne en apparence 

       Comblez-vous tant les uns 

                            Quand d’autres jouent de malchance ?

Mais il faut être juste, 

             Sans tous ces grands artistes,

Merci Dame La Vie,      

                  Nos jours seraient bien tristes !   

    Tes vingt ans me font mal

Mais ne les gâche pas,   

     Bats-toi, garde ta chance,

  Ne fais pas comme moi. 

                                    

                 c_notes

               

                                                   

                                 

               
                                     

                                                                         micheline_et_l_oisea  micheline_et_l_oisea


Voicil un morceau, extrait d'un poème trouvé sur le net

                          qui m'a particulièrement touché. J'ai souhaité le partager avec vous...

                            Poème de Cécile Sauvage

                                         Tu tettes le lait pur...

                                         Tu tettes le lait pur de mon âme sereine,
                                         Mon petit nourrisson qui n'as pas vu le jour,
                                         Et sur ses genoux blancs elle, berce la tienne
                                         En lui parlant tout bas de la vie au front lourd.

                                         Voici le lait d'esprit et le lait de tendresse,
                                         Voici le regard d'or qu'on jette sur les cieux ;
                                         Goûte près de mon coeur l'aube de la sagesse ;
                                         Car sur terre jamais tu ne comprendras mieux.

                                         Vois, mon âme sur toi s'inclinant plus encore,
                                         Dans le temps que tu dors au berceau de mon
flanc,
                                         Brode des oiseaux blonds avec des fils d'aurore
                                         Pour draper sur ton être un voile étincelant ;

                                         Elle forme en rêvant ton âme nébuleuse
                                         Dont le jeune noyau est encore amolli
                                         Et t'annonce le jour, prudente et soucieuse,
                                         En le laissant filtrer entre ses doigts polis.

                                         Ouvre d'abord tes yeux à mon doux crépuscule,
                                          Prépare-les longtemps à l'éclat du soleil ;
                                          Vole dans mes jardins, léger comme une bulle,
                                          Afin de ne pas trop t'étonner au réveil.

                                          Cours après les frelons, joue avec les abeilles
                                          Que pour toi ma pensée amène du dehors,
                                          Soupèse entre tes mains la mamelle des treilles,
                                          Souffle sur cette eau mauve où la campagne dort.

                                          Entre dans ma maison intérieure et nette
                                          Où de beaux lévriers s'allongent près du mur,
                                          Vois des huiles brûler dans une cassolette
                                          Et le cristal limpide ainsi qu'un désir pur.

                                          Ce carré de clarté là-bas, c'est la fenêtre
                                          Où le soleil assied son globe de rayons.
                                          Voici tout l'Orient qui chante dans mon être
                                          Avec ses oiseaux bleus, avec ses papillons ;

                                          Sur la vitre d'azur une rose s'appuie.
                                          En dégageant son front du feuillage élancé ;
                                          Ma colombe privée y somnole, meurtrie
                                          De parfum, oubliant le grain que j'ai versé.

                                          Entr'ouvre l'huis muet, petit mage candide.
                                         Toi seul peux pénétrer avec tes légers pas
                                          Dans la salle secrète où, lasse et le coeur vide,
                                          Sur des maux indécis j'ai sangloté tout bas.

                                          Ou bien, si tu le veux, descends par la croisée
                                          Sur le chemin poudreux du rayon de midi,
                                          Ainsi qu'un dieu poucet à la chair irisée
                                          Qui serait de la rose et du soleil sorti.

                                          Je suis là, je souris, donne-moi ta main frêle,
                                          Plus douce à caresser que le duvet des fleurs ;
                                          Je veux te raconter la légende éternelle
                                          Du monde qui comprend le rire et les douleurs.

                                          Écoute et souviens-toi d'avoir touché mon âme ;
                                          Quelque jour je pourrai peut-être dans tes yeux
                                          La retrouver avec son silence et sa flamme
                                          Et peut-être qu'alors je la comprendrai mieux.

                                          Ô toi que je cajole avec crainte dans l'ouate,
                                          Petite âme en bourgeon attachée à ma fleur,
                                          D'un morceau de mon coeur je façonne ton coeur,
                                          Ô mon fruit cotonneux, petite bouche moite.

                                                                                c_notes

exclamation_notes

10 mars 2009

Projet

Voici un passage de ce que je suis en train d'écrire sur le thème de la "famille"

En combinant ces petits gestes inutiles, machinaux, elle avait tenté de repousser

les idées qui s’étaient présentées quelques instants auparavant : peine perdue !

Le concept, la représentation philosophique, l’interprétation même de ce que

représente ce mot "famille" revint s’imposer à elle de plus belle : elle ne pouvait

s’y soustraire ! Que représentait ce symbole pour Elsa ? Il était évident qu’un mécanisme

souhaitait se mettre en marche. Était-ce pour lui permettre d’éclaircir quelques

points de détail, comprendre ou tout au moins analyser quelque chose du passé ?

Elle n’avait certes pas les réponses ; cependant, curieuse de nature, elle décida

de se laisser aller ; elle avait le temps : on a toujours du temps, à la retraite !

Famille… Elle songea au désir profondément ressenti, d’en fonder une, il y avait fort

longtemps… Qu’avait-elle espéré, alors ? Quel avait été son vœu le plus cher ? Enfanter !

Ne serait-ce qu’une fois, avec ou sans mari !

*

*

Par ce mot, elle entendait : créer une vie, un acte représentant ce qu’il y a de plus

merveilleux en soi. Sa vision personnelle pouvait se résumer ainsi : créer la vie est, ou

tout au moins devrait être, une étape, pas une finalité. Obtenir que les êtres

en question soient solides, unis et forment quelque chose de cohérent ayant

une articulation positive, évolutive, dans la diversité, est un tout autre enjeu !

Les enfants héritent de gènes multiples destinés à façonner des individus dotés de

points communs, mais aussi de différences avec lesquelles il faudra apprendre à

composer au plus juste, en son âme et conscience, puisque aussi, leur devenir nous est

totalement inconnu.

*

*

Avec le recul des années, elle se disait qu’il fallait une sacrée audace

ou de l’inconscience pour oser mettre au monde des enfants dans ce siècle-ci,

enfin, si l’on espérait en faire quelque chose de pas trop moche… !

Elle avait un idéal, alors : l’espoir que ses enfants soient, en grandissant,

conscients de ces privilèges mais aussi de ces risques, qu’ils soient aptes

à les utiliser pour en tirer le meilleur parti, avec elle, en ayant l’objectif

primordial de bâtir une autre et nouvelle famille.

La règle était là, à n’en point douter : produire un ensemble compact,

soudé, solide.

Etait-ce en ce point précis qu’elle avait failli ? N’avait-elle pas su faire

passer le bon message en leur direction ? À moins qu’ils n’aient pas compris,

entendu, ou voulu s’en saisir ?

Difficile à dire… elle ne parvenait pas à prendre position ; elle avait beau

tourner et retourner le problème dans sa tête, aucune réponse miraculeuse

ne venait éclairer sa réflexion.

Elle avait formulé inlassablement ses préceptes espérant qu’ils prennent racine

dans l’esprit de ses enfants. Cependant, assumant seule leur éducation, elle

n’avait jamais soupçonné que l’absence de controverse soit préjudiciable à

son enseignement. De fait, ses conseils ne furent plus, pour eux que des hypothèses

émanant d’une mère imbue de ses prérogatives !

Jeunes et insouciants, ils n’avaient pas compris la lourdeur de sa tâche :

elle avait dû prendre en son âme et conscience, les décisions qui lui incombaient ;

or, nul n’est infaillible, nul ne possède la science infuse :

Elsa était consciente de ses limites.

Elle estimait avoir fait au mieux compte tenu des circonstances : pourquoi

devrait-elle rendre des comptes devant sa progéniture devenue adulte ? Il est vrai

que pour ses enfants, souvent, la mère se doit de n’être que cela et n’avoir

aucun droit à l’erreur ni à la faiblesse.

*

*

Elsa était et avait toujours été " la maman " qui gère et règle tout, mais

elle n’en était pas moins demeurée une femme. Son erreur avait sans doute

été d’en parler avec ses petits à l’âge ingrat de l’adolescence…

Elle souhaiter leur expliquer qu'il existe une différence fondamentale entre

ces deux "états" : celui de "mère" et celui de "femme" . Mais,

pour eux, une mère n’avait pas le droit de se conduire comme les autres femmes,

et surtout pas en matière de sexualité ! Ils ne l’imaginaient même pas !

                                     

A suivre...

                

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